Evasion de Redoine Faïd: la ministre de la Justice exclut de démissionner
La ministre de la Justice Nicole Belloubet a exclu mercredi de démissionner, après l'appel en ce sens de Marine Le Pen qui l'a...

Evasion de Redoine Faïd: la ministre de la Justice exclut de démissionner

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a exclu mercredi de démissionner, après l'appel en ce sens de Marine Le Pen qui l'a...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a exclu mercredi de démissionner, après l'appel en ce sens de Marine Le Pen qui l'a accusée de "défaillance" à la suite de l'évasion spectaculaire du braqueur Redoine Faïd.

"Non, non, pas du tout. Je pense que ça n'est vraiment pas le bon moment", a répondu sur RTL Mme Belloubet, interrogée sur l'éventualité d'une démission.

La veille, la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) Marine Le Pen avait dénoncé une "défaillance du système pénitentiaire" à laquelle s'ajoutait "une défaillance politique en réalité: c'est la ministre de la Justice qui est défaillante".

La garde des Sceaux est sous le feu des critiques depuis l'évasion de Redoine Faïd de la prison de Réau (Seine-et-Marne) dimanche.

Le Figaro a publié des échanges de mails dans lesquels la Direction interrégionale d'Ile-de-France de l'administration pénitentiaire avait demandé à la direction centrale un transfert rapide du détenu dans une autre prison, avertissant qu'il existait une "menace sérieuse (de) passage à l'acte".

La ministre a confirmé mercredi qu'une demande de transfert de Redoine Faïd avait été transmise à l'Administration pénitentiaire, qui "a décidé" qu'il "pourrait avoir lieu au mois de septembre".

"Il va de soi que je suis entièrement responsable de mon administration, mais ce n'est pas moi à titre personnel qui prends cette décision", a fait valoir Mme Belloubet, soulignant qu'"il y a plus de 300 détenus particulièrement surveillés (DPS)" en France, à l'image de Redoine Faïd.

"Il est évident que ce n'est pas moi qui décide du régime de détention de chacun de ces détenus", s'est-elle défendue. "Il va de soi que Redoine Faïd était en permanence en train de préparer une évasion, c'est la raison pour laquelle il était extrêmement suivi, extrêmement encadré".

La garde des Sceaux a demandé d'attendre les conclusions de la mission de l'Inspection générale de la justice diligentée après l'évasion.

"Nous sommes face à une situation qui est grave. Il faut réagir non pas avec des postures comme je peux l'entendre parfois, mais avec calme et fermeté", a-t-elle insisté.

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le