Eviction de Mathieu Gallet : « Le CSA a pris une sage décision » estime André Gattolin
Au micro de « Sénat 360 », le sénateur (LREM) des Hauts-de-Seine, André Gattolin estime que la décision du CAS de démettre le patron de Radio France, est « sage ». « C’est une question d’exemplarité » ajoute-t-il.

Eviction de Mathieu Gallet : « Le CSA a pris une sage décision » estime André Gattolin

Au micro de « Sénat 360 », le sénateur (LREM) des Hauts-de-Seine, André Gattolin estime que la décision du CAS de démettre le patron de Radio France, est « sage ». « C’est une question d’exemplarité » ajoute-t-il.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) a révoqué de son poste de PDG de Radio France, Mathieu Gallet, après sa condamnation pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’INA (Institut national de l’audiovisuel).

André Gattolin, sénateur (LREM) des Hauts-de-Seine et co-auteur d’un rapport sur l’audiovisuel public, y voit « une sage décision » de la part du CSA.

Devant la réaction des avocats de Mathieu Gallet, qui estiment que la pression de l’Etat a été plus forte que la présomption d’innocence, André Gattolin répond  qu’il y a eu « une reconnaissance de faute », « par omission » sur les principes affairant aux appels d’offre, par le PDG de Radio France  : « A ce niveau de responsabilités, c’est quelque chose qui n’est pas acceptable, même si la présomption d’innocence existe encore. » « C’est une question d’exemplarité » ajoute le sénateur.

Interrogé sur la possible déstabilisation du groupe Radio France, après cette décision, André Gattolin acquièce : « C’est toujours une déstabilisation (…) Il va y avoir une période transitoire, il y aura une présidence par intérim et puis (…) le CSA va très vite organiser une procédure pour désigner un nouveau patron de Radio France. Peut-être qu’entre temps, le gouvernement décidera de légiférer et de changer le modèle de désignation. »

Le sénateur (LREM) plaide, depuis plusieurs mois, en faveur d’un changement de mode de nomination des présidents de l’audiovisuel public : « Il faut dissocier qui nomme et qui contrôle. C’est très compliqué de contrôler quelqu’un que vous avez-vous-même nommé. Et l’on voit bien que la décision du CSA de démettre Monsieur Gallet, n’a pas été quelque chose de facile. »

Dans un communiqué, la ministre de la culture, Françoise Nyssen a réagi à cette décision du CSA : « L’exemplarité des dirigeants des entreprises est nécessaire. C’est une condition absolue de bonne gouvernance et de légitimité des services publics et des acteurs qui en sont responsables. L’Etat actionnaire est aux côtés de la direction et des équipes de grande qualité de Radio France. Radio France est au cœur de notre réflexion et des travaux en cours sur la transformation de l’audiovisuel public. »

Partager cet article

Dans la même thématique

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
4min

Politique

Périscolaire : une liste noire de personnels ayant eu des « comportements inappropriés » est-elle faisable ?

Le projet de loi sur la protection de l’enfance présenté mercredi en Conseil des ministres vise notamment à apporter une réponse aux récentes affaires d’agressions sexuelles dans le périscolaire parisien. Le ministre de l’Éducation a annoncé la création d’une « liste noire » pour les personnels ayant des comportements problématiques sur des enfants, même s’ils n’ont pas été encore condamnés. Mais quelle forme légale peut prendre cette liste ?

Le