« Exit tax » : « Arrêtons l’idéologie fiscale », défend Gérald Darmanin
L’annonce de la suppression de « l’exit tax », pour les contribuables qui quittent le pays, est une mesure qui doit renforcer « l’attractivité de la France », selon le ministre de l’Action et des Comptes publics, en égratignant « l’idéologie fiscale » du quinquennat de François Hollande.

« Exit tax » : « Arrêtons l’idéologie fiscale », défend Gérald Darmanin

L’annonce de la suppression de « l’exit tax », pour les contribuables qui quittent le pays, est une mesure qui doit renforcer « l’attractivité de la France », selon le ministre de l’Action et des Comptes publics, en égratignant « l’idéologie fiscale » du quinquennat de François Hollande.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après la suppression partielle de l’ISF dans le budget 2018, Emmanuel Macron a annoncé au magazine américain Forbes une nouvelle mesure controversée : la fin de « l’exit tax ». Pour Gérald Darmanin, invité de Public Sénat, la fin de cette taxe, qui s’appliquait sur les plus-values de certains résidents au moment de leur départ de la France, est justifiée.

« Tout ce qui empêchait de produire, de faire venir des gens, de créer des entreprises, de créer de l’emploi, nous devons les supprimer ces mesures, même si elles apparaissent idéologiquement compliquées », a-t-il expliqué, avant de s'en prendre à ses prédécesseurs.

« Le risque politique serait de ne rien faire »

« Nous ne faisons pas de l’idéologie fiscale, contrairement au gouvernement précédent, nous faisons – nous l’espérons – de l’attractivité de la France le premier des avantages pour notre pays », a-t-il déclaré. Pour rappel, cette taxe avait été instituée sous Nicolas Sarkozy en 2011.

Le ministre a dénoncé l’utilité de cet impôt, qui rapportait selon lui « moins de 100 millions d’euros de recettes » chaque année à l’État, tout en freinant l’installation d’entrepreneurs en France.

L’exécutif prend-il un risque politique avec cette décision,  qui pourrait renforcer un peu plus l’image de « président des riches » d’Emmanuel Macron ? « Le risque politique serait de ne rien faire. Il faut prendre des mesures courageuses », a considéré Gérald Darmanin.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

MUNCIPALES 2026 Edouard Philippe holds final campaign rally ahead of 2026 municipal elections in Le Havre
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le