« Fake news »: la loi permettra de « mieux exercer la démocratie », selon Griveaux
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a balayé jeudi les critiques des deux propositions de loi visant à lutter...

« Fake news »: la loi permettra de « mieux exercer la démocratie », selon Griveaux

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a balayé jeudi les critiques des deux propositions de loi visant à lutter...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a balayé jeudi les critiques des deux propositions de loi visant à lutter contre "la manipulation de l'information" en période électorale, estimant que les mesures prévues permettront de "mieux exercer la démocratie".

Il a rappelé sur France Inter que lors de la dernière campagne présidentielle, des contenus ont été "sponsorisés par internet, avec des gens, donc, qui payaient", alors que les candidats à une élection présidentielle "n'ont pas le droit de sponsoriser des contenus sur internet".

"Donc on peut avoir des Etats étrangers, des groupes terroristes, des milliardaires excentriques, qui paient des contenus, les sponsorisent, pour déverser des tombereaux d'injures sur des candidats, quels qu'ils soient", a-t-il développé, estimant qu'"il est normal qu'on puisse avoir l'intervention d'un juge".

Les textes présentés devant l'Assemblée nationale concernent la "période électorale, ce sont les quelques semaines qui précèdent le vote, ça n'assassine en rien la démocratie, c'est au contraire à mon avis, aussi, un meilleur moyen d'exercer la démocratie", a-t-il conclu.

Les députés discutent jeudi de deux textes controversés destinés à lutter contre "la manipulation de l'information" en période électorale, voulus par Emmanuel Macron qui avait été visé par des rumeurs pendant la campagne présidentielle.

Ces deux propositions de loi du groupe LREM visent notamment à permettre à un candidat ou à un parti de saisir le juge des référés pour faire cesser la diffusion de "fausses informations" durant les trois mois précédant celui d'un scrutin national.

Mais des syndicats de journalistes comme le SNJ considèrent ce texte comme "inefficace et potentiellement dangereux car on met le pas vers quelque chose qui pourrait conduire à de la censure".

Le patron des députés Les Républicains Christian Jacob craint une "police de la pensée", Marine Le Pen (FN) dénonce un texte "liberticide", tandis qu'à gauche, Boris Vallaud (PS) dénonce une "loi de circonstances" et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) une "grossière tentative de contrôle de l'information".

La rapporteure d'un texte et avocate, Naïma Moutchou (LREM), a rejeté ces critiques, soulignant sur Europe 1 qu'ont été "introduits dans le dispositif des éléments qui permettent de protéger la liberté d'expression".

Partager cet article

Dans la même thématique

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le