Faure compare Jadot à la « grenouille » de la fable de La Fontaine
Le député européen Yannick Jadot (EELV), tel la "grenouille" de la fable, pourrait bien "éclater" pour avoir "voulu se faire plus...

Faure compare Jadot à la « grenouille » de la fable de La Fontaine

Le député européen Yannick Jadot (EELV), tel la "grenouille" de la fable, pourrait bien "éclater" pour avoir "voulu se faire plus...
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Le député européen Yannick Jadot (EELV), tel la "grenouille" de la fable, pourrait bien "éclater" pour avoir "voulu se faire plus grosse que le boeuf" avec ses grandes ambitions électorales, a mis en garde mardi le premier secrétaire du PS Olivier Faure.

"Il y a une dynamique (d'EELV), vous avez raison de le souligner. Yannick Jadot est un peu la grenouille dans l'histoire (...) A la fin la grenouille elle éclate, parce qu'elle a voulu se faire plus grosse que le boeuf", a déclaré M. Faure, invité de Public Sénat.

Après son succès surprise aux européennes du 26 mai, avec un score de 13,48%, EELV affiche de grandes ambitions pour les municipales de 2020 mais aussi pour la présidentielle de 2022, M. Jadot ayant dit samedi sa volonté de "porter une alternative pour une alternance dans notre pays".

"13,5%, ce n'est pas 51%", a tempéré Olivier Faure sur Public Sénat. "La conquête du pouvoir ça suppose de trouver une majorité" et "toute la question c'est comment on rassemble la gauche et les écologistes", a-t-il estimé.

Interrogé sur les récents propos de M. Jadot, qui n'a pas exclu des alliances avec la droite aux municipales, M. Faure a répondu ne pas souhaiter pour sa part de tels accords.

"Moi je considère que la cantine bio c'est très bien, et ça doit être un critère de choix. Mais si le maire qui fait du bio dans sa cantine est aussi celui qui délaisse les quartiers pour s'occuper uniquement du centre ville alors effectivement je ne peux pas adhérer à cette politique-là", a-t-il souligné.

Le premier secrétaire du PS a par ailleurs réaffirmé qu'il n'y avait pas de problème selon lui à ce que des maires socialistes soient soutenus par En Marche, pourvu qu'eux-mêmes ne soutiennent pas le gouvernement.

"Si le soutien est un soutien sans condition, si les maires qui sont soutenus continuent d'être dans l'opposition à la politique menée par Emmanuel Macron, où est le sujet ? Le sujet il est avec ceux qui sont prêts à soutenir la politique actuelle", a-t-il expliqué.

Le premier secrétaire avait déjà fait savoir qu'il ne voyait pas de difficulté à ce que le maire PS de Clichy-sous-Bois, Olivier Klein, soit officiellement soutenu par La République en marche.

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