Faure doit procéder « très rapidement au rassemblement des socialistes », selon Kalfon
François Kalfon, conseiller régional d’Ile-de-France et membre du bureau national du Parti socialiste, a appelé jeudi le premier...

Faure doit procéder « très rapidement au rassemblement des socialistes », selon Kalfon

François Kalfon, conseiller régional d’Ile-de-France et membre du bureau national du Parti socialiste, a appelé jeudi le premier...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Kalfon, conseiller régional d’Ile-de-France et membre du bureau national du Parti socialiste, a appelé jeudi le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, à procéder "très rapidement au rassemblement des socialistes".

L'élu PS a déclaré attendre en cette rentrée du parti socialiste qu'Olivier Faure, qui interviendra samedi au séminaire de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains à La Rochelle, "procède très rapidement au rassemblement des socialistes".

"Nous n'avons plus le temps d'attendre !", s'est-il exclamé sur CNews, ajoutant espérer que "les socialistes revigorés seront au centre de la gauche."

Insistant sur la "force d'opposition" du PS, fort de "plus de 100 parlementaires", le cadre du parti a indirectement moqué la France insoumise en faisant allusion à ces "17 parlementaires" qui "font du bruit avec la bouche, mais finalement ne sont pas forcément les plus ancrés dans les territoires."

Concernant la campagne des européennes de 2019, François Kalfon a estimé nécessaire de "faire appel à une nouvelle génération pour sauver l'Europe à gauche".

"Je ne suis pas sûr que ce qui est attendu par les Français et les socialistes, ce soit retour vers le futur", un "retour à l'ancienne politique", a-t-il également lancé au sujet d'une potentielle candidature de François Hollande.

Pour le conseiller régional, le "désamour des Français et de la gauche" est à imputer à l'incapacité de l'ancien président à "donner l'impression aux Français que ses engagements de campagnes ont été tenus".

Interrogé sur un tract "Hollande 2022" qui a circulé ces dernières semaines, l'ancien ministre socialiste, Michel Sapin, a, quant à lui, assuré sur LCI que l'ex-président "n'y est pour rien". "Je le prendrais comme une forme de fierté, il faut se souvenir de ce qui a été fait, non pas pour dire tout était bien - il y a eu des erreurs (…), mais il faut une fierté, et je dis aux gens de gauche, et en particulier aux socialistes: sans fierté de ce que nous avons fait pendant ces cinq ans, (…) il n'y a pas d'avenir pour les socialistes".

"C'est un message pour tous les socialistes, y compris pour Olivier Faure", a-t-il souligné, alors que le premier secrétaire du PS avait en juillet qualifié de "champions du déni" François Hollande et Benoît Hamon, qui sont selon lui "dans une forme de réassurance comme si rien ne s'était passé" en 2017.

"Il n'y a pas de comparaison à faire (avec) quelqu'un qui a gêné l'action de ces cinq dernières années", a estimé Michel Sapin en évoquant M. Hamon, "et cette comparaison (...) était malvenue et en plus fausse".

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le

Paris : session of questions to the government at the Senate
10min

Politique

Sénatoriales : le groupe centriste peut-il devenir le second groupe du Sénat à la place du PS ?

Avec 59 sénateurs, le groupe Union centriste talonne aujourd’hui le groupe PS du Sénat et ses 64 membres. A la faveur des sénatoriales du 27 septembre, le groupe d’Hervé Marseille peut-il chiper la place de second groupe du Sénat ? « Pas impossible », confirme le président de l’UDI. L’enjeu n’est pas que symbolique. Si les centristes progressent, les équilibres évolueront en leur faveur au sein de la majorité sénatoriale, composée avec les LR.

Le