Ferrand invite les « gilets jaunes » à « aller aux élections »
Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a invité dimanche le mouvement des "gilets jaunes" à "aller aux...

Ferrand invite les « gilets jaunes » à « aller aux élections »

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a invité dimanche le mouvement des "gilets jaunes" à "aller aux...
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Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a invité dimanche le mouvement des "gilets jaunes" à "aller aux élections" parce qu'il faut "être à fond dans la démocratie, pas seulement dans la contestation".

"Puisque chaque jour on nous dit +voilà les nouvelles propositions+, eh bien, qu'ils s'organisent, qu'ils fassent une plateforme de propositions et qu'ils aillent aux élections", a déclaré M. Ferrand dans l'émission "Dimanche en Politique" sur France 3.

Interrogé sur une éventuelle liste des "gilets jaunes" aux européennes en mai 2019, il a déclaré: "par exemple puisque c'est la prochaine échéance". Est-ce que ça ferait baisser le score du Rassemblement national de Marine Le Pen? "Ecoutez ça je n'en sais rien, ce n'est pas mon objectif", a ajouté ce proche d'Emmanuel Macron.

"Puisqu'il y a des personnes qui, au nombre de 65.000, voudraient régenter la vie de 65 millions, il y a quelque chose de très pratique qui s'appelle la démocratie, et la démocratie ça passe par les élections (...) Il faut être à fond dans la démocratie, pas seulement dans la contestation", a ajouté le président de l'Assemblée nationale.

Au lendemain d'une mobilisation en net recul, M. Ferrand s'est déclaré prêt à ouvrir le débat en ce qui concerne l'une des revendications phare des manifestants, l'introduction d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC).

Mais "à condition que l'on fixe" certaines règles comme par exemple "le taux de participation" pour s'assurer "que l'expression populaire ne soit pas trahie par des minorités".

Il faut aussi vérifier qu'un référendum "soit pertinent" et éviter qu'il demande à "tripler toutes les retraites" pour mettre "l'État en faillite" ou à "révoquer tel ou tel ministre qui prendrait une mauvaise décision".

M. Ferrand a par ailleurs considéré que la réforme constitutionnelle, repoussée après la grande concertation nationale lancée par le gouvernement jusqu'en mars, "doit avoir lieu en 2019".

Elle prévoit notamment une réduction du nombre des parlementaires et l'introduction d'une dose de 15% de proportionnelle, "la bonne jauge" selon lui.

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