Le déclenchement de la procédure de fermeture de Fessenheim brise le tabou de l'atome en France, mais l'arrêt de la centrale nucléaire n'interviendra qu'au moment du démarrage de l'EPR de Flamanville, en 2018 voire un peu au-delà, a affirmé la ministre de l’Énergie mercredi.
A propos de la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire française qui est désormais "engagée", Ségolène Royal a indiqué sur BFMTV qu'"elle sera(it) définitive quand (l'EPR de) Flamanville ouvrira", c'est-à-dire en "2018, peut-être un peu plus parce que Flamanville a pris du retard".
L'entrée en service de l'EPR de Flamanville (Manche), dont la construction par EDF a accumulé retards et surcoûts, est désormais prévue pour la fin 2018, à un coût multiplié par trois à 10,5 milliards d'euros.
Interrogé par l'AFP, EDF a confirmé ce calendrier.
Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, le 24 janvier 2017 à l'Assemblée nationale
AFP
Le conseil d'administration de l'électricien public a approuvé mardi le protocole d'indemnisation du groupe par l’État français, son actionnaire majoritaire, pour la fermeture anticipée de Fessenheim, première étape d'un long processus devant conduire à l'arrêt des deux réacteurs alsaciens.
"Ce vote par le conseil d'administration d'EDF est quand même une grande première dans l'histoire énergétique de la France, parce qu'avant le nucléaire, c'était tabou", a estimé Ségolène Royal.
"Personne n'avait le droit d'en parler, personne n'avait le droit de dire que ça coûtait cher, personne n'avait le droit de dire qu'il fallait importer de l'uranium, donc que ce n'est pas une énergie qui favorise l'autonomie énergétique de la France", a-t-elle explicité.
Selon elle, il convient dorénavant de comparer le coût du nucléaire à celui des énergies renouvelables, "qui est en train de baisser", et d'encourager les mesures d'économies d'énergie.
Au soir de l’acte IV des lycéens, le ministre Edouard Geffray a annoncé un « plan d’urgence » pour remplacer les enseignants absents en réaffectant 3 000 titulaires « dans les heures ou les jours qui viennent ». Les sénateurs interrogent la faisabilité de cette mesure.
Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.
Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.
Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.