François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, a bénéficié en septembre 2016 de "prêts familiaux" d'un montant total de 30.000 euros pour le "paiement de dettes fiscales", selon sa déclaration de patrimoine à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
François Fillon a bénéficié "d'un prêt de sa fille" Marie pour "payer le solde de ses impôts en fin d'année 2016", a déclaré à l'AFP l'entourage du candidat après la publication de sa déclaration patrimoniale, précisant qu'il ne s'agit pas d'un "redressement fiscal".
Ces prêts réalisés les 8 et 9 septembre 2016 doivent être remboursés "en une ou plusieurs fois" avant le 31 décembre 2017, selon cette déclaration datée du 16 mars 2017.
Dans la rubrique des prêts est également mentionné un "prêt habitat" souscrit le 1er octobre 2014 pour des "travaux" pour un montant de 53.736 euros auprès du Crédit Agricole. Est aussi déclaré un prêt entre particuliers en date du 12 septembre 2012 de 50.000 euros ayant aussi pour objet des travaux et dont le remboursement a été effectué le 5 février 2017.
Le patrimoine déclaré des candidats
AFP
Dans la déclaration patrimoniale pour la fin de son mandat de député, publiée sur son site le 6 février et datée du 16 décembre 2016, ne figurait qu'un seul prêt sur les trois de sa déclaration pour la présidentielle.
Lors de son audition le 30 janvier, dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, François Fillon avait "spontanément" dit aux enquêteurs qu'il avait oublié de mentionner un prêt de 50.000 euros dans sa déclaration de patrimoine. Selon son avocat, ce prêt datant de 2013 auprès de l'homme d'affaires et ami Marc Ladreit de Lacharrière a été remboursé.
Sa société de conseil 2F apparaît dans la déclaration pour la présidentielle évaluée à 97.888 euros. Elle l'était à 11.518 euros, selon sa déclaration pour la fin de mandat de député, publiée sur son site le 6 février et datée du 16 décembre 2016.
Au chapitre immobilier, le manoir de François Fillon dans la Sarthe est évalué à 750.000 euros, ainsi que deux autres maisons, une dans la Sarthe (41.300 euros) et une autre dans les Pyrénées-Atlantiques (134.000 euros), comme déclaré par le passé.
Sont aussi inscrits quinze comptes courants et produits d'épargne au Crédit Agricole, dont sept à son seul nom, pour un montant total d'environ 50.000 euros. Deux assurances vie sont aussi déclarées (19.042 et 18.056 euros), ainsi que deux PEA (9.262 euros et 15.333 euros) et compte titre (9.627 euros).
Le candidat de la droite à la présidentielle possède aussi deux véhicules, une Toyota Land Cruiser évaluée à 5.000 euros et une Peugeot 306 évaluée à 3.000 euros, au vu de la déclaration. Il détient également deux montres pour 15.000 et 12.000 euros, selon son "évaluation personnelle".
Le 27 septembre 2026 se tiendra l’autre scrutin de l’année, les sénatoriales. Comme tous les trois ans, la chambre haute du Parlement est renouvelée de moitié. Quels départements sont concernés ? Quel mode de scrutin ? Le calendrier ? Explications.
Terre de refuge pour les protestants persécutés lors des guerres de religions, puis lieu d’accueil pour les républicains espagnols fuyant le régime de Franco et enfin village refuge pour les juifs lors de la Seconde Guerre mondiale, la commune du Chambon-sur-Lignon et ses habitants ont dans leur histoire souvent aidé les personnes persécutées. En mémoire de cet engagement, il y a quelques années, un homme a fait du village son héritier. Mais qui était-il ? Pourquoi a-t-il fait ce legs ? Et qu’est-ce que cela nous dit que ceux qui ont lutté discrètement contre les nazis durant plusieurs années, c’est ce que raconte le documentaire "Le Chambon-sur-Lignon, un legs pour l'Histoire", de Jérôme Lévy diffusé cet été sur Public Sénat.
Les sénatoriales sont les prochaines élections à se tenir en France. Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé par moitié : ce sont ainsi 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger qui sont concernés. La rédaction de Public Sénat fait le point sur le prochain renouvellement de la chambre haute.
Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.