Fillon clame son innocence et dénonce un calendrier judiciaire « diabolique »
Au lendemain de sa mise en examen, François Fillon clame son innocence et pointe du doigt le « calendrier diabolique » de la justice.

Fillon clame son innocence et dénonce un calendrier judiciaire « diabolique »

Au lendemain de sa mise en examen, François Fillon clame son innocence et pointe du doigt le « calendrier diabolique » de la justice.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de la matinale de Radio Classique, le candidat LR est revenu sur sa mise en examen dans l'enquête sur de possibles emplois fictifs de sa femme et de ses enfants comme assistants parlementaires. « Je voudrais dire que je suis innocent, que ma femme a travaillé avec moi pendant des années comme c'est le cas de centaines et de centaines de parlementaires dans le passé et en ce moment même. Et je suis convaincu que la justice, même si ça prendra du temps, établira cette innocence » a-t-il affirmé.

Alors que beaucoup fustigent la rupture de son engagement pris le 26 janvier dernier sur TF1 où François Fillon avait annoncé qu’il renoncerait en cas de mise en examen, l’intéressé  estime « que le calendrier exceptionnel, n’est pas celui d’un justiciable normal ». Et par conséquent le « délivre » de l’engagement qu’il avait pris « de ne pas être candidat ».

Comme à son habitude depuis le début de l’affaire, l’ancien Premier ministre a fustigé « l’instrumentalisation » de la justice. « L'objectif c'était de m'empêcher d'être candidat et si possible de faire en sorte avec ce calendrier diabolique, ma mise en examen deux jours avant la clôture des candidatures à l'élection présidentielle... L'objectif était de faire en sorte si possible que la droite et le centre n'aient pas de candidat. Comme ça c'est plus simple, ce sera un débat entre la gauche et Mme Le Pen ». (…) « Céder, ça veut dire que désormais ce n'est pas le peuple français qui choisit son président, son programme, ce sont des officines, ce sont des manœuvres ». Mais « je ne refuse aucune institution. Je suis allé, contrairement à Mme Le Pen, à la convocation des juges, je respecte la justice. Je ne dis pas que les juges ont un calendrier politique, je dis que la justice est instrumentalisée », a-t-il  complété.

Enfin, François Fillon a fait part de ses doutes quant au bien-fondé de sa persévérance, laquelle a été mise à rude épreuve depuis des semaines. « Bien sûr que j'ai envisagé de renoncer. Plusieurs fois. Je ne suis pas une tête brulée, je ne veux pas que les valeurs que je porte et que ma famille politique puissent être handicapées. Je veux qu'on gagne cette élection ». « Il y a une mobilisation très forte, il y a une colère des électeurs de la droite et du centre qui ne veulent pas voir l'élection volée » a-t-il fait valoir.

Partager cet article

Dans la même thématique

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le

France Marseille vs Newcastle: Pre-Match Security Highlights
3min

Politique

« Violences policières » : la gauche du Sénat demande une commission d’enquête sur de « potentiels dysfonctionnements » au sein de l’IGPN et l’IGGN

Suite aux récentes révélations mettant en cause les forces de l’ordre dans des affaires de violences au sein des personnes dépositaires de l’autorité publique, la gauche du Sénat demande à la commission des lois de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête visant à examiner les conditions dans lesquelles l’IGPN et l’IGGN exercent leurs prérogatives.

Le

Paris : Debate session on the draft budget law for 2026
4min

Politique

Budget de la Sécu : la règle de l’entonnoir peut-elle faciliter un compromis ?

Mercredi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver une un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale. Le texte repart donc pour une nouvelle lecture en séance publique à partir de mardi, à l’Assemblée nationale. Les députés vont plancher sur le texte sorti du Sénat et conformément à la règle dite de l’entonnoir, leur droit d’amendement est limité. Ce qui va accélérer les débats mais sera-t-il suffisant pour arriver à un compromis ? Explications.

Le

Paris : session of questions to the government at the Senate
4min

Politique

Décentralisation : un rapport du Sénat remis au Premier ministre

Afin d’accompagner Sébastien Lecornu vers son engagement d’un grand acte de décentralisation, Gérard Larcher avait fait parvenir le 31 octobre la contribution du Sénat. Le document que Public Sénat a pu consulter appelle à consacrer un principe de différentiation et d’autonomie fiscale des collectivités.

Le