Fillon reconnaît « une erreur » mais continue le combat
Deux semaines après les premières révélations du Canard enchaîné, François Fillon a décidé de donner une conférence de presse pour s'expliquer sur les soupçons d'emplois fictifs entourant sa femme et deux de ses enfants, alors que sa campagne est en berne et les sondages sont en baisse. Quelques 250 journalistes sont accrédités pour l'événement. Suivez cette conférence de presse en direct.

Fillon reconnaît « une erreur » mais continue le combat

Deux semaines après les premières révélations du Canard enchaîné, François Fillon a décidé de donner une conférence de presse pour s'expliquer sur les soupçons d'emplois fictifs entourant sa femme et deux de ses enfants, alors que sa campagne est en berne et les sondages sont en baisse. Quelques 250 journalistes sont accrédités pour l'événement. Suivez cette conférence de presse en direct.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Deux semaines après les premières révélations du Canard enchaîné, François Fillon a décidé de donner une conférence de presse pour s'expliquer sur les soupçons d'emplois fictifs entourant sa femme et deux de ses enfants.

François Fillon: « Je n’ai rien à cacher »

François Fillon : "je ne peux pas accepter les accusations infondées"
01:19

Au début de sa conférence de presse, François Fillon a reconnu « comprendre les interrogations » et le besoin de « clarifier les choses » autour des soupçons d’emplois fictifs de sa femme et de ses enfants. Mais il l’assure, « Je n’ai rien à cacher ». « Je ne peux pas accepter les accusations infondées qui me prennent pour cible après 32 ans de vie politique sans problème judiciaire et 32 ans d’éthique irréprochable ».

« Pendant toutes ces années, j’ai œuvré sans enfreindre la loi et sans déroger aux valeurs qui sont les miennes » a-t-il ajouté, parlant « d’attaques inouïes, jamais vues sous la Ve République ».

« J’ai employé mes enfants, Marie et Charles »

François Fillon : "J'ai employé mes enfants, Marie et Charles"
00:41

François Fillon donne des précisions autour du travail d’assistants parlementaires effectués par ses deux enfants, Marie et Charles, lorsqu’il était sénateur de 2005 à 2007. « Marie a travaillé 15 mois, Charles 6 mois, comme collaborateurs parlementaires, pour un salaire mensuel net de 3 000 euros en moyenne pour chacun ».

« Rien n’était dissimulé, tous les contrats de travail dont je parle sont strictement légaux » assure-t-il.

« Je m'excuse auprès des Français »

François Fillon : " Je présente mes excuses aux Français "
02:32

S’il insiste sur la « légalité » d’employer des membres de sa famille comme collaborateurs parlementaires, François Fillon reconnaît le problème éthique que pose cette situation. « Le premier courage en politique est de reconnaître ses erreurs. Collaborer avec sa famille est rejetée par les Français. Ce qui était acceptable hier, à défaut d’être accepté, ne l’est plus aujourd’hui ».

« J’ai privilégié cette collaboration de confiance, qui aujourd’hui suscite la défiance. C’était une erreur, je le regrette profondément et je m’excuse auprès des Français ».

« Dès ce soir, une nouvelle campagne commence »

François Fillon : "Dès ce soir, une nouvelle campagne qui commence"
01:19

Pas question d’abandonner la campagne présidentielle, alors que certains Républicains ont évoqué l’idée d’un plan B. « J’ai été choisi par des millions de Français, je ne suis pas le candidat d’un parti ».

« Voilà pourquoi j’annonce ici-même que dès ce soir, c’est une nouvelle campagne qui commence. (…) C’est avec une énergie décuplée et une détermination farouche que j’aborde les prochaines semaines de cette campagne où la France ne joue pas autre chose que son destin ».

« Comment imaginer que mon épouse,  qui a collaboré avec moi, puisse l’avoir fait à l’insu de son plein gré ? »

Francois Fillon : "Comment imaginer que mon épouse, qui a collaboré avec moi, puisse l'avoir fait à l'insu de son plein gré ?"
01:59

Penelope Fillon était-elle au courant qu’elle était son assistante parlementaire, alors qu’elle avait assuré au quotidien The Sunday Telegraph n’avoir « jamais été » son assistante ?

« Comment peut-on imaginer que mon épouse qui a collaboré avec moi pendant trente ans puisse l’avoir fait à l’insu de mon plein gré ? Oui mon épouse était au courant qu’elle était ma collaboratrice » répond-t-il.

Revenant sur les déclarations de sa femme au Sunday Telegraph, François Fillon dénonce Envoyé Spécial, « émission à charge » qui a diffusé cette vidéo et « sorti de leur contexte » les propos tenus par Penelope Fillon.

« La journaliste anglaise qui a mené cette interview s’est manifestée personnellement auprès de mon épouse pour lui dire à quel point elle était choquée par l’utilisation faite des morceaux de son interview » assure-t-il.

Dans le même temps, François Fillon assure qu’il ne remboursera pas les sommes allouées à Penelope Fillon, insistant sur la « légalité de son travail ».

« Rien ne pourra me faire changer d’avis, je suis candidat à la présidentielle »

François Fillon : "Rien ne pourra me faire changer d'avis, je suis candidat à la présidentielle"
00:26

Malgré certains troubles dans son propres camp et des sondages en berne, François Fillon persiste et signe : il sera bel et bien candidat à la présidentielle. « Vous savez ce que je pense des sondages. Vous m’avez expliqué pendant deux ans que je n’avais aucune chance. Ce ne sont pas les sondages qui me feront changer d’avis ».

« Rien ne pourra me faire changer d’avis. Je suis candidat à l’élection présidentielle et je suis candidat pour la gagner » assure-t-il

 

« On voit bien qu’on est dans quelque chose qui ressemble à une opération montée »

François Fillon : "On voit bien qu'on est dans quelque chose qui ressemble à une opération montée"
01:13

S’il assure « n’accuser personne », François Fillon évoque des « faits troublants ». « Pourquoi monter maintenant cette opération contre moi ? Ne me dites pas que ces faits sont apparus soudainement ». Le candidat avait la semaine dernière évoqué un « coup d’Etat institutionnel ».

François Fillon s’étonne également de la rapidité de la procédure judiciaire.

« On voit bien qu’on est dans quelque chose qui ressemble à une opération montée. Maintenant je n’ai pas d’officines pour mener l’enquête ».

François Fillon accuse les médias de « lynchage »

François Fillon parle de " lynchage " médiatique
00:40

François Fillon a dénoncé la « violence » médiatique qu’il a subie au cours de ces deux dernières semaines.

« Lyncher, assassiner politiquement comme vous l’avez fait pendant 10  jours un candidat à la présidentielle pose un problème, notamment démocratique ».

Partager cet article

Dans la même thématique

« On est déjà dans le vide, sans parachute » : la grande inquiétude de la majorité sénatoriale sur le budget 2027
7min

Politique

« On est déjà dans le vide, sans parachute » : la grande inquiétude de la majorité sénatoriale sur le budget 2027

Les groupes engagés dans l’ancien socle commun attendent que le gouvernement sorte du bois, s’agissant des pistes pour les prochains textes budgétaires. Cette année, ils n’ont pas adressé de propositions précises au gouvernement mais des grandes orientations, laissant à Matignon le point de départ des discussions. Alors que l’équation budgétaire se complique avec le ralentissement de la croissance, les rapporteurs généraux craignent le pire dans les prochains mois.

Le

Illustration in India.
2min

Politique

Cabinet de conseils : le parquet national financier annonce une saisie de 65 millions d’euros dans l’enquête pour fraude fiscale autour de McKinsey

Le parquet national financier a annoncé vendredi la saisie, avec la justice belge, d’une somme de 65 millions d’euros dans le cadre de l’enquête pour blanchiment aggravé de fraude fiscale autour du cabinet de conseil McKinsey. L’enquête avait été ouverte en mars 2022 dans le prolongement de la commission d’enquête du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017.

Le

FRA – GARCHES – HOPITAL RAYMOND-POINCARRE – PMR
6min

Politique

Fauteuils roulants, prestations sociales, école inclusive, accessibilité : quel est le bilan d’Emmanuel Macron en matière de handicap ?

Après deux quinquennats, la situation pour les personnes handicapées est mitigée. Des progrès sont là, avec le remboursement des fauteuils roulants, une hausse des aides sociales ou une présence accrue des élèves en situation de handicap à l’école. Mais les difficultés d’emploi, le manque de places dans le secteur médico-social ou des problèmes d’accessibilité rendent encore la vie des personnes handicapées difficile.

Le

Drought severely weakens maize crops. A lack of rainfall and high temperatures cause water stress, which can slow plant growth and reduce yields. Faced with these weather conditions, farmers must adapt their practices and optimize water use to safeguard th
7min

Politique

Plan d'aide d'1 milliard pour les agriculteurs : « Le gouvernement doit sortir de la perpétuelle urgence », demande Guillaume Gontard

Après un été de canicules, d'incendies et de sécheresse exceptionnels, le gouvernement a annoncé vendredi plus d'1 milliard d'euros d'aides d'urgence pour soutenir une agriculture française durement éprouvée. Insuffisant pour les syndicats qui réclament au moins le double. Le président du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard, demande au gouvernement une réponse structurelle à une crise systémique qui passe par une réduction des émissions et l'adaptation au climat.

Le