Fillon sur Macron: un programme « mou » et « attrape-tout »
François Fillon, candidat LR à l'élection présidentielle, a critiqué mercredi le programme "mou" et "attrape-tout" d'Emmanuel...

Fillon sur Macron: un programme « mou » et « attrape-tout »

François Fillon, candidat LR à l'élection présidentielle, a critiqué mercredi le programme "mou" et "attrape-tout" d'Emmanuel...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

François Fillon, candidat LR à l'élection présidentielle, a critiqué mercredi le programme "mou" et "attrape-tout" d'Emmanuel Macron, qui "cherche à séduire les battus de la primaire" comme Alain Juppé et Manuel Valls.

"Le projet de M. Macron c'est un projet mou, attrape-tout qui cherche à séduire", a dit l'ancien Premier ministre sur Radio Classique.

"Il cherche à séduire les battus des primaires, il est allé à Bordeaux pour faire des sourires à Alain Juppé qui lui a répondu avec fermeté", a affirmé le candidat LR. Ce dernier est devancé par le leader d'En Marche! dans les sondages sur les intentions de vote à l'élection présidentielle.

"Il fait la même chose avec Valls tout en lui refusant ensuite l'accès en expliquant que les socialistes ne sont pas les bienvenus. Tout ça n'est absolument pas clair. Comme le disait Mme Aubry +quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup+", a ironisé M. Fillon reprenant une formule de Martine Aubry lors de la primaire de la gauche en 2011.

Sur le fond, le député de Paris s'en est pris à ce qu'il considère être un projet "de gauche, dans la continuité de François Hollande".

"Ce sont des formules, il n'y a pas de mise en œuvre, il n'y a pas de projet précis", a-t-il estimé. "Il ne revient pas sur les 35 heures, il ne modifie pas de manière vraiment radicale la fiscalité du capital et donc il ne relancera pas l'investissement", a-t-il cité comme exemples.

"Il ne dit pas qu'il va réformer le code du travail ou en tout cas il ne dit pas comment", a-t-il poursuivi, accusant M. Macron de "ne pas proposer de solutions pour aboutir à l'équilibre des comptes publics".

Partager cet article

Dans la même thématique

Fillon sur Macron: un programme « mou » et « attrape-tout »
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le