"Fillon, tiens bon!" Plusieurs dizaines de milliers de partisans de François Fillon, drapeau bleu-blanc-rouge et parapluie en main, défendaient...
« Fillon, tiens bon! », « Juppé on n’en veut pas », les fidèles affichent leur résistance au Trocadéro
"Fillon, tiens bon!" Plusieurs dizaines de milliers de partisans de François Fillon, drapeau bleu-blanc-rouge et parapluie en main, défendaient...
Par Deborah CLAUDE, Alexandre HIELARD et Jean-Louis PREVOST
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
"Fillon, tiens bon!" Plusieurs dizaines de milliers de partisans de François Fillon, drapeau bleu-blanc-rouge et parapluie en main, défendaient dimanche après-midi place du Trocadéro à Paris leur "capitaine courageux", rejetant Alain Juppé, "la Bérézina".
Face au parvis des droits de l'Homme, où la pluie battante avait laissé place à un rayon de soleil avant de repartir de plus belle, la foule, composée de nombreux retraités et de la mouvance de la Manif pour tous, s'est massée dans le calme avant le discours de leur champion.
Des manifestant pro-Fillon place du Trocadéro à Paris, le 5 mars 2017
AFP
Avant que François Fillon prenne la parole vers 15H30, le speaker chauffait la foule: "Qui a remporté la primaire avec 66%?" Et Bruno Retailleau, coordinateur de campagne, haranguait le public, clamant que "200.000 personnes" étaient là, chiffre surprenant quelque peu l'assistance.
Pour Isabelle Mauré, 48 ans, encartée LR, "Fillon a été élu après les primaires après une belle victoire, il a toute la légitimité: "Je crois en son expérience." Et de lancer: "Fillon ne doit pas être le bouc émissaire de pratiques largement répandues."
Marie-Christine Blin en est convaincue: "Son programme est le seul valable et il n'y a pas d'alternative."
François Fillon place du Trocadéro à Paris, le 5 mars 2017
AFP
Sur les défections d'élus s'accumulant autour du candidat, "les élus ne sont plus prescripteurs d'opinions, les gens ont plein de possibilités de s'informer et de mobiliser sur les réseaux sociaux", clame cette Parisienne, alors que certains manifestants traitent les médias présents de "menteurs".
"Si on retire Fillon, les gens voteront pour un petit candidat au premier tour, Dupont-Aignan et Le Pen au deuxième tour", estime cette femme de 68 ans, pour qui "l'autorité judiciaire confisque la démocratie en empêchant Fillon de parler de son programme".
Pour Alexandre Alajouanine, non encarté, Fillon "est le seul légitime, on a voté pour lui" à la primaire de la droite et du centre.
- 'capitaine courageux -
"Juppé, cela fait longtemps qu'il n'est plus de droite", avance cet homme de 39 ans. Il assure aussi: en cas de renoncement de M. Fillon, "je m'abstiens ou je vote Le Pen, juste pour foutre la merde".
Des manifestants pro-Fillon se réunissent place du Trocadéro à Paris, le 5 mars 2017
AFP
Un couple de non encartés LR, chacun plus de 70 ans, venu en train de Bourgogne, patiente assis sur un banc, tous deux revêtus de capes en plastique des chutes du Niagara.
"On est là parce que c'est un capitaine courageux! Il faut qu'il continue parce qu'il va les moucher au débat!" expliquent-ils.
Jean-Pierre Moine, 70 ans, pin's Fillon 2017 accroché sur son châle: "Juppé, c'est la Bérézina, on n'en veut pas, qu'il reste à Bordeaux!"
"On est 3 millions à avoir voté Fillon en novembre, demain, on sera 6 millions et après-demain 10 millions", pronostique-t-il. Citant tous les élus partants, il fustige "ceux qui ne pensent qu'à leurs petits intérêts". "Nous on vient pour François Fillon, pour le seul intérêt de la France. C'est avec le noyau dur qu'on va gagner!" croit-il.
"Si c'est Juppé, je le dis haut et fort, on votera Le Pen et c'est elle qui passera", hurle-t-il. "On est chez nous, on ne se laissera pas déborder."
Et Paul-Marie Couteaux, souverainiste ayant été proche du FN, en est convaincu: "Je ne pense pas qu'il va renoncer. Il va même gagner l'élection!"
Un quart d'heure après la fin de son discours clos par une Marseillaise, alors que la foule commence à déserter silencieusement la place, François Fillon remonte sur scène. Comme un chanteur pour un dernier rappel. Et il lève les bras, en faisant le V de la victoire.
Doit-on connaitre l’état de santé de ceux qui nous dirigent ? Doit-on évaluer leur santé mentale ? À l’affiche d’une pièce de théâtre, Michel Cymes interroge sur scène la question du secret médical des présidents élus et des candidats à la fonction suprême. Comment s’assurer de leurs capacités mentales et physiques sans trahir le secret médical ? À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, il répond aux questions de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.
Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.
Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.
Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.