Filoche (ex-PS) relaxé après son tweet aux relents antisémites
Gérard Filoche, jugé pour un tweet aux relents antisémites représentant notamment Emmanuel Macron qui lui avait valu d'être mis...

Filoche (ex-PS) relaxé après son tweet aux relents antisémites

Gérard Filoche, jugé pour un tweet aux relents antisémites représentant notamment Emmanuel Macron qui lui avait valu d'être mis...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Gérard Filoche, jugé pour un tweet aux relents antisémites représentant notamment Emmanuel Macron qui lui avait valu d'être mis au ban du Parti socialiste en novembre 2017, a été relaxé mercredi par le tribunal correctionnel de Paris.

M. Filoche était poursuivi pour provocation publique à la haine ou à la violence pour avoir tweeté, le 17 novembre 2017, un photomontage diffusé pour la première fois en février de la même année sur le site de l'essayiste d'extrême droite Alain Soral, "Égalité et réconciliation".

On y voyait Emmanuel Macron, bras levés devant un globe terrestre, un bras ceint d'un brassard d'allure nazie orné d'un dollar à la place d'une croix gammée. Le tout sur fond de drapeaux américain et israélien et de photos de l'homme d'affaires Patrick Drahi, du banquier Jacob Rothschild et de l'économiste Jacques Attali, et barré du slogan "En marche vers le chaos mondial".

Lors de l'audience le 10 octobre, l'ex-représentant de l'aile gauche du PS avait plaidé la négligence, le manque de "vigilance", assurant avoir tweeté en ne voyant qu'Emmanuel Macron et pas l'arrière-plan de l'image.

Cet ancien trotskiste, l'un des militants fondateurs de SOS Racisme, avait également mis en avant une "vie entière" tournée vers l'antiracisme.

Alerté par son fils, il avait retiré son tweet quarante minutes après l'avoir posté. Dans la foulée de condamnations unanimes de la classe politique, le PS avait annoncé son exclusion.

Le parquet, pourtant à l'origine des poursuites, avait requis sa relaxe, estimant que M. Filoche avait commis une "inconséquence grave" en tweetant ce montage incontestablement antisémite mais qu'un "doute" subsistait à l'issue des débats quant à son "intention" de commettre ce délit.

Jugé pour la même publication, Alain Soral avait été relaxé en mars. Le parquet ayant fait appel, il sera rejugé l'an prochain.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le