Fiscalité locale : « Les discussions sont au point mort » pour les départements, selon Dominique Bussereau
Le président de l’Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau, craint les conséquences financières pour les départements de la suppression de la taxe d’habitation.

Fiscalité locale : « Les discussions sont au point mort » pour les départements, selon Dominique Bussereau

Le président de l’Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau, craint les conséquences financières pour les départements de la suppression de la taxe d’habitation.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Pour le 15e congrès de Régions de France, l’association d’élus a donné la parole à Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des départements de France (ADF). Il a rappelé les « sujets d’inquiétudes » des départements, à commencer par les conséquences de la suppression de la taxe d’habitation. Pour compenser la perte pour les communes, le gouvernement a décidé de leur attribuer la part de taxe sur le foncier bâti qui revenait jusqu’ici aux départements (soit un peu plus de 14 milliards d’euros). Une réforme de la fiscalité locale portée par le budget 2020.

« La suppression du foncier bâti reste au travers de notre gorge un os que nous n’avalerons jamais, car il remet en cause notre autonomie financière » souligne Dominique Bussereau. L’exécutif prévoit de donner en compensation aux départements une part de la TVA, un impôt national. Mais pour l’ADF, tout n’est pas réglé.

« Nous nous sommes rencontrés, Monsieur le premier ministre, nous avons parlé de compensations. Les discussions sont au point mort. Elles sont seulement au niveau technique, pas ministériel » affirme Dominique Bussereau. « Et les grandes péréquations que nous voulons mettre en œuvre, ces 1,6 milliard d’euros que les départements ont voté pour que les plus riches d’entre eux viennent en aide aux plus pauvres, nécessitent un geste de l’Etat, un peu de liberté, de lâcher un peu de lest sur les DMTO (droits de mutation à titre onéreux) » ajoute le président de l’ADF, selon qui le « PLF (projet de loi de finances), pour les départements, aujourd’hui, est un PLF de graves difficultés ».

Dominique Bussereau reçoit mieux en revanche le nouvel acte de décentralisation à venir en 2020. « Nous sommes pleins d’appétence, pleins d’attentes, pleins d’espérances » dit-il, comptant aussi sur le texte sur le statut de l’élu pour corriger les « erreurs » de la loi NOTRe.

Partager cet article

Dans la même thématique

ILLE SUR TET: WILDFIRE NEAR SOUTH FRANCE
8min

Politique

Feux de forêt : quel bilan pour la proposition de loi du Sénat votée en 2023 ?

En juillet 2023, un an après les feux ayant ravagé la Gironde, le Parlement adoptait à la quasi-unanimité une proposition de loi sénatoriale pour renforcer la lutte contre les incendies de forêt. Alors que les feux démarrent précocement en cet été 2026, les élus saluent les avancées offertes par le texte, mais le jugent encore mal appliqué, voire insuffisant.

Le

Paris : Meeting of the Popular Front NFP
9min

Politique

Olivier Faure désavoué par les députés avant le vote crucial de jeudi 

Désavoué par son groupe sur la motion de censure des Écologistes contre le gouvernement, le premier secrétaire du Parti socialiste aborde le vote interne du 9 juillet dans une position fragilisée. Derrière le débat sur les modalités de la primaire présidentielle, c’est désormais son autorité à la tête du PS qui est en jeu.

Le

LIEVIN : fete champetre du RN – RN party event « La fete champetre » in Lievin
7min

Politique

Procès en appel de Marine le Pen : relaxe, peine d’inéligibilité raccourcie, pourvoi en cassation… Quels cas de figure lui permettraient d’être candidate à la présidentielle ?

Dans quelques heures, Marine Le Pen sera fixée sur sa capacité à être une quatrième fois candidate à l’élection présidentielle. Comme en première instance, le parquet a requis, en appel, une peine de 5 ans d’inéligibilité dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN. Dans ces conditions, y a-t-il toujours du suspense sur l’orientation de ce second jugement ?

Le