Florian Philippot : « Macron se prend pour le président américain, c’est ridicule »
Le vice-président du Front national et député européen, Florian Philippot, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Selon lui, Emmanuel Macron n’est pas le président jupitérien qu’il dit être.

Florian Philippot : « Macron se prend pour le président américain, c’est ridicule »

Le vice-président du Front national et député européen, Florian Philippot, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Selon lui, Emmanuel Macron n’est pas le président jupitérien qu’il dit être.
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Par Alice Bardo

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Ce lundi, à 15 heures, Emmanuel Macron s’exprimera devant le Congrès pour donner le cap de son quinquennat. Un discours qui intervient la veille de la déclaration de politique générale du Premier ministre. De quoi nourrir les allégations d’hyperprésidence, auxquelles Florian Philippot ne souscrit pas : « Macron serait Jupiter s’il avait vraiment des pouvoirs, or là on parle du Président d’une puissance qui ne maîtrise ni ses frontières, ni son budget, ni sa monnaie, ni ses lois, ni totalement sa diplomatie… »

Philippot : « Macron serait Jupiter s’il avait vraiment des pouvoirs »
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En outre, le discours d’Emmanuel Macron devrait se rapprocher du fameux « discours sur l’état de l’Union » prononcé chaque année par le Président américain. Pour Florian Philippot, le chef de l’État «  veut faire un exercice de communication en singeant le Président américain » : « Il parle en anglais dès qu’il peut, il se prend pour le président américain, tout cela est un peu ridicule. » 

Contrairement aux Insoumis et aux parlementaires communistes, les députés FN seront présents cet après-midi à Versailles. « C’est une première, les députés FN veulent voir ce qu’il va dire tout en étant bien conscients des limites fortes de l’exercice »,  justifie le vice-président du Front national.

« LFI ne fait jamais l’analyse jusqu’au bout »

Et à la question de savoir si ce ne serait pas les Insoumis qui constitueraient la principale opposition à l’Assemblée, Florian Philippot assure que non : « La privatisation de Roissy et d’Orly, le gel du point d’indice des fonctionnaires, la hausse de la CSG : la matrice de ces décisions antisociales, antiéconomiques c’est la soumission à Bruxelles et à Berlin, et ça je ne suis pas certain que LFI le dira, LFI ne fait jamais l’analyse jusqu’au bout. » Il rappelle également que « 95% des cadres de la France insoumise ont appelé à voter Macron ».

Philippot : « LFI ne fait jamais l’analyse jusqu’au bout. »
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Le Président pourrait évoquer devant le Congrès l’introduction d’une dose de proportionnelle, qui concernerait 100 députés : « Ce serait vraiment une dose, voire une dosette. Mais c’est mieux que rien je ne vais pas cracher dessus. » Le Front national réclame en effet depuis « des années » la mise en place de la proportionnelle intégrale, avec prime majoritaire. Mais le député européen reste sur ses gardes : « J’espère au moins qu’il dira quelque chose car sinon ce serait des centaines de milliers d’euros jetés par la fenêtre. » L’évènement devrait en effet coûter entre 200 000 et 600 000 euros, si on s’en tient au coût des interventions des prédécesseurs d’Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en Congrès.

Philippot sur la proportionnelle : « Ce serait vraiment une dose, voire une dosette. Mais c’est mieux que rien je ne vais pas cracher dessus. »
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Par ailleurs, jeudi dernier, lors de l’inauguration de Station F, l’incubateur géant de Xavier Niel, Emmanuel Macron a lancé qu’ « une  gare c’est un lieu où on croise des gens qui réussissent et ceux qui ne sont rien ». « La pire des petites phrases de Macron » pour Florian Philippot, qui la juge « indigne » : « C’est le banquier d’affaires qui n’a jamais cessé d’être qui reparle, où chaque homme et femme ne sont qu’une valeur marchande (…) Qu’il s’excuse (…) C’est terrifiant d’imaginer qu’on a ce genre de personnage à la tête de l’État. »

Philippot au sujet de Macron : « C’est terrifiant d’imaginer qu’on a ce genre de personnage à la tête de l’État. »
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