FN : Marine Le Pen propose « Rassemblement national » comme nouveau nom du parti
La présidente du Front national portera au vote, dans les semaines à venir, cette nouvelle dénomination, qu’elle a dévoilée lors du Congrès de Lille, ce dimanche.

FN : Marine Le Pen propose « Rassemblement national » comme nouveau nom du parti

La présidente du Front national portera au vote, dans les semaines à venir, cette nouvelle dénomination, qu’elle a dévoilée lors du Congrès de Lille, ce dimanche.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen a tranché. Lors de la conclusion de son discours au Congrès de Lille, la présidente du Front national a proposé un nouveau nom pour le parti : « le Rassemblement national. »

« Le nom doit porter un message politique » souligne-t-elle. « Le mot ‘national’ me semble devoir y figurer  impérativement. Car la nation représente le cœur de notre engagement et de notre projet.»

« À l’heure où la France vit une recomposition politique, il doit exprimer notre volonté de rassemblement » insiste Marine Le Pen. « Il doit être un cri de ralliement, un appel à nous rejoindre. Il doit signer l’exigence absolue d’une nation unie dans la défense de son identité, de sa prospérité, de sa sécurité et de sa liberté. » Cette nouvelle dénomination a été longuement applaudie par les militants présents dans le public. De bon augure pour le vote des militants qui aura lieu dans les semaines à venir.

Un changement de nom qui, espère-t-elle, lui permettra de créer des alliances inédites. « Il faut qu’aux yeux de tous, il ne fasse plus de doute que nous sommes désormais un parti de gouvernement »  a-t-elle souligné. « Nous devons mettre en œuvre des alliances (…) Parce ce que sous la Vème République qui repose sur un mode de scrutin à deux tours, gagner sans alliances est ardu. » Un message clair envoyé à Nicolas Dupont-Aignan mais aussi à une frange des Républicains, qui semble prête à un rapprochement, comme le proposait Thierry Mariani dans le JDD.

Marine Le Pen a aussi tracé la voie pour les prochaines élections européennes, portée par les bons résultats en Europe. « Nous sommes dans le sens de l'Histoire », assure-t-elle, en citant les récentes victoires de partis eurosceptiques en Italie, en Autriche et en Hongrie, alors que selon elle, Emmanuel Macron « nage à contresens ».

Justement sur l’Europe, Marine Le Pen n’entend pas se réconcilier avec l’Union européenne. « Pas plus hier que demain, nous ne marcherons sous la bannière étiolée de l’Union européenne. Nous lui préférons la multitude des drapeaux nationaux » a-t-elle tranché.

Enfin, elle a provoqué les acclamations du public en refusant le retour en France des djihadistes. « Qu’ils soient jugés là-bas et qu’ils répondent devant leurs malheureuses victimes encore vivantes des crimes contre l’humanité qu’ils ont commis » explique-t-elle. « S’ils devaient revenir en France, ils devraient être, sans aucune exception, incarcérés immédiatement et condamnés à des peines pouvant aller jusqu’à la perpétuité réelle. Ils doivent savoir que ce n’est pas une bonne idée de revenir en France. »

Un long discours censé relancer le parti, avec les élections européennes en ligne de mire. Elles seront une rampe de lancement pour les autres échéances. Pour les municipales « les investitures commenceront en septembre » a-t-elle annoncé. Les municipales serviront « de base à la conquête de départements comme le Pas-de-Calais, l’Aisne ou le Var » a-t-elle cité. « L’implantation dans les départements servira de marche pied à la conquête des régions, les Hauts de France et la PACA ». « Ce dispositif est ambitieux mais réaliste » a-t-elle jugé.

Retrouvez les temps forts sur notre article principal

Partager cet article

Dans la même thématique

Hearing of France’s Justice Minister Gerald Darmanin at National Assembly
9min

Politique

Moratoire, quotas, OQTF…  Pourquoi le plan de Gérald Darmanin pour « tarir l'immigration » se heurte à la Constitution et au droit européen

Dans une interview fleuve au Journal du Dimanche, le ministre de la Justice explique vouloir refonder la politique migratoire. Il reprend pour partie des mesures déjà défendues par la majorité sénatoriale de droite et du centre, mais dont la faisabilité et la constitutionnalité questionnent. De son côté, la gauche lui reproche d’entretenir à dessein « l’idée d’une submersion ».

Le

Encyclical by Pope Leo XIV
6min

Politique

Encyclique du pape Léon XIV : « Une mise en garde contre la culture de la performance et de l’optimisation permanente »

Dans l'encyclique « Magnifica Humanitas » (Humanité magnifique) publiée ce lundi, le pape Léon XIV a appelé, dans son premier texte majeur, à « désarmer » l'intelligence artificielle (IA) pour « l'empêcher de dominer l'humain ». Pour Éric Salobir, président de la Human Technology Foundation et expert dans les nouvelles technologies auprès du Saint-Siège, il s’agit d’un nouveau chapitre important de la doctrine sociale de l’Église. Entretien.

Le

FN : Marine Le Pen propose « Rassemblement national » comme nouveau nom du parti
3min

Politique

Présidentielle : « Il n’y aura qu’un seul candidat du bloc central et ça sera Édouard Philippe », veut croire Naïma Moutchou (Horizons)

Invitée de notre matinale, la ministre des Outre-mer est revenue sur le dernier baromètre Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale qui place son candidat, Édouard Philippe, au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon. Naïma Moutchou estime que le maire du Havre a une longueur d’avance sur ses concurrents et s’imposera comme candidat du bloc central.

Le