Fonction publique : le gouvernement veut  « casser le cadre collectif », selon Pascal Pavageau
Pascal Pavageau, secrétaire général de Force Ouvrière (FO), était l’invité de Territoires d’Infos ce mardi matin sur Public Sénat. Interrogé sur la réforme de la fonction publique, il estime que le gouvernement fait preuve d’une « attaque frontale » du statut de fonctionnaire.

Fonction publique : le gouvernement veut « casser le cadre collectif », selon Pascal Pavageau

Pascal Pavageau, secrétaire général de Force Ouvrière (FO), était l’invité de Territoires d’Infos ce mardi matin sur Public Sénat. Interrogé sur la réforme de la fonction publique, il estime que le gouvernement fait preuve d’une « attaque frontale » du statut de fonctionnaire.
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Ce mardi marque la troisième journée de grève des fonctionnaires. C’est la première fois, depuis 2010, que les trois syndicats CGT, CFDT et FO sont côte à côte pour protester contre la réforme de la fonction publique.

« Il y a une unité syndicale, pas uniquement des trois confédérations syndicales, mais de l’ensemble des organisations syndicales, parce qu’à priori,  il est probable que l’ensemble des secrétaires généraux ou des représentants de tous les mouvements syndicaux seront présents » commente Pascal Pavageau, secrétaire général de Force Ouvrière (FO). « Il y a déjà, au minimum, une unité d’action pour défendre le service public républicain et particulièrement le statut général de la fonction publique ».

Élu il y a trois semaines à la tête de FO, le syndicaliste estime que le but de son mandat est d’« aller à la rencontre des autres centrales syndicales, de manière à leur proposer de construire assez rapidement un mouvement interprofessionnel, qui soit en capacité de contrer les politiques de déprotection, de casse des droits collectifs, qui sont actuellement menées par le gouvernement ».

« Le point commun de l’ensemble des mobilisations qui existent, la fonction publique, la SNCF, Air France, les mouvements du secteur privé », c'est de réclamer « la juste répartition de la richesse produite ». « Ceux qui produisent cette richesse ne le retrouvent pas au niveau de leur salaire » explique-t-il.

Concernant la réforme de la fonction publique, le gouvernement a entamé une négociation d’un an. Pourquoi protester avant l’aboutissement de ces négociations ? « On est dans la même politique que les gouvernements précédents. C’est toujours les mêmes maux : austérité, rigueur budgétaire, compétitivité, flexibilité, donc déréglementation, donc casse des services publics » répond-il. « Mais là, ce qui est nouveau, c’est que vous avez une vision. Une vision de casser le cadre collectif et donc d’attaquer le statut. Il y a une attaque frontale du statut général de la fonction publique ».

 « Où est le débat sur les besoins publics, où est le débat sur le fait qu’en France, on ait besoin, sur telle ou telle mission publique, soit de recruter, soit de faire évoluer les qualifications ou les champs d’intervention de la sphère publique ? » S’interroge-t-il avant de trancher : « On a à nouveau dogmatiquement, un gouvernement qui annonce la suppression de 120 000 [postes de fonctionnaires], histoire de réduire la masse salariale et la dépense publique ».

Selon Pascal Pavageau, la logique du gouvernement n’est pas la bonne : « Dans notre société, qui est profondément inégalitaire, on n’a jamais eu autant besoin du fait public, de l’intervention publique, justement pour contrer ces inégalités » conclut-il.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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