Fonction publique: Morin « pas convaincu » par la nécessité d’un plan de départs volontaires
Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, s'est déclaré samedi "pas convaincu" par la...

Fonction publique: Morin « pas convaincu » par la nécessité d’un plan de départs volontaires

Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, s'est déclaré samedi "pas convaincu" par la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, s'est déclaré samedi "pas convaincu" par la nécessité d'un plan de départs volontaires pour réduire le nombre de fonctionnaires, jugeant cette voie coûteuse et d'autres pistes possibles.

"On a un niveau de dépenses publiques trop élevé, nous n'avons plus de capacité d'investissement, est-ce qu'on a besoin d'un plan de départs volontaires, je ne suis pas convaincu. Parce qu'il y a des départs à la retraite chaque année. Je crois, de mémoire, qu'il doit y avoir entre 100.000 et 120.000 départs à la retraite chaque année dans la fonction publique", a déclaré sur FranceInfo cet ex-ministre.

S'il y a, selon lui, "besoin de souplesse, d'externaliser là où ça peut être fait, d'adapter les rémunérations au mérite", M. Morin s'est dit "pas convaincu qu'on doive consacrer des dizaines de millions d'euros, puisqu'un plan de départs volontaires ce sont des niveaux d'indemnisation élevés".

Revendiquant "une énorme réforme au ministère de la Défense", où il "fallait mutualiser, supprimer les échelons intermédiaires, faire en sorte qu'on ait un système moins coûteux en dépenses de fonctionnement pour pouvoir investir dans notre outil militaire", ce centriste a affirmé qu'avait alors été "fait 1,6 milliard d'euros d'économies de fonctionnement (...) sans plan de départs volontaires".

Et, pour les départs volontaires, "la question que je pose au gouvernement, c'est où ? Pas dans les hôpitaux, la police, la justice, pas dans l'Education nationale", a-t-il jugé.

L'exécutif veut étendre "largement" dans la fonction publique le recours aux contractuels et travaille à un plan inédit de départs pour les fonctionnaires dans le cadre de l'objectif présidentiel de suppression de 120.000 postes, ont annoncé jeudi Edouard Philippe et Gérald Darmanin.

"Il faut moderniser, assouplir" la fonction publique pour la "rendre plus agile, plus armée", a plaidé vendredi Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics.

L'objectif n'est "pas de généraliser" les départs volontaires, mais de permettre aux agents, "lorsque l'on restructure", de pouvoir "changer de vie" et de "quitter la fonction publique pour aller vers d'autres horizons", a ajouté cet ex-socialiste, assurant que ce ne seront "pas des plans massifs".

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le