Fondation pour l’islam: aux musulmans d’en choisir le président

Fondation pour l’islam: aux musulmans d’en choisir le président

La sénatrice UDI Nathalie Goulet a estimé mardi qu’il était du rôle des « musulmans eux-mêmes » de choisir le président de la Fondation pour l’islam, alors que Jean-Pierre Chevènement est pressenti pour en reprendre les rênes. « C’était aux musulmans eux-mêmes de choisir le président de cette Fondation » a déclaré sur France Inter l’élue de l’Orne, qui […]
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La sénatrice UDI Nathalie Goulet a estimé mardi qu'il était du rôle des "musulmans eux-mêmes" de choisir le président de la Fondation pour l'islam, alors que Jean-Pierre Chevènement est pressenti pour en reprendre les rênes.

"C'était aux musulmans eux-mêmes de choisir le président de cette Fondation" a déclaré sur France Inter l'élue de l'Orne, qui préside la commission d'enquête sur les moyens de lutte contre les réseaux djihadistes.

Alors que le nom de Jean-Pierre Chevènement a été évoqué de manière informelle par le président Hollande, Nathalie Goulet a critiqué "la double sincérité de l'Etat" voire une "schizophrénie" dans la mesure où "l'on considère l'islam comme une religion comme les autres mais on interfère dans son organisation à la fois".

Auteure d'un rapport sur l'organisation de l'islam en France, elle a rappelé la fonction première de cette fondation, initiée par Dominique de Villepin, qui "devait servir uniquement à rendre les financements de l'islam plus transparents". Par conséquent, "l'Etat ne peut s'immiscer", insiste-t-elle.

Si les actuelles prérogatives de la Fondation pour l'islam de France venaient à être modifiées, "je continue de penser que les musulmans auraient pu choisir eux-mêmes le président de cette Fondation", a-t-elle ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Fondation pour l’islam: aux musulmans d’en choisir le président
6min

Politique

Discours du pape Léon XIV à l'Élysée : « Il a émis une critique très diplomatique de la loi sur la fin de vie », retient la sénatrice Laure Darcos

À l'Élysée, devant le Président de la République, des membres de la société civile, religieuse, des élus et du corps diplomatique, le pape Léon XIV a dénoncé le « risque » et « les dérives » de « l'offre d'une mort programmée ». De quoi satisfaire la petite dizaine de sénateurs présents dans la salle et opposés à la loi sur la fin de vie, comme Laure Darcos. Le pape a également mis en garde sur les dangers du développement de l’intelligence artificielle et a appelé à développer un « discernement éthique ». Il a également souligné que la laïcité ne consistait pas à exclure la religion de l'espace public.

Le

Pope Leo XIV Welcomed by Emmanuel and Brigitte Macron in Paris
5min

Politique

Visite du pape en France :  Léon XIV est arrivé à Paris, demandez le programme

Top départ ce vendredi pour une visite de quatre jours du pape Léon XIV en France. Accueilli par Emmanuel Macron, ce vendredi matin, le souverain pontife va déambuler au cœur de Paris aujourd’hui, Il célébrera une messe géante place de la Concorde, samedi, avant de se rendre à Lourdes et Metz, dimanche et lundi. Un séjour durant lequel il abordera de multiples thèmes, dont l’intelligence artificielle, la question migratoire ou la lutte contre les violences sexuelles.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
10min

Politique

Sénatoriales : RN, LR, Horizons, PS, LFI… On vous résume les enjeux du scrutin

La moitié des sièges du Sénat sont remis en jeu dimanche. Recul des LR, rapports de force au sein de la majorité sénatoriale, possible groupe RN, PS et écologistes qui veulent limiter la casse et recomposition après 2027… Les enjeux sont multiples pour le dernier scrutin avant la présidentielle.

Le