Fondation pour l’islam: aux musulmans d’en choisir le président

Fondation pour l’islam: aux musulmans d’en choisir le président

La sénatrice UDI Nathalie Goulet a estimé mardi qu’il était du rôle des « musulmans eux-mêmes » de choisir le président de la Fondation pour l’islam, alors que Jean-Pierre Chevènement est pressenti pour en reprendre les rênes. « C’était aux musulmans eux-mêmes de choisir le président de cette Fondation » a déclaré sur France Inter l’élue de l’Orne, qui […]
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La sénatrice UDI Nathalie Goulet a estimé mardi qu'il était du rôle des "musulmans eux-mêmes" de choisir le président de la Fondation pour l'islam, alors que Jean-Pierre Chevènement est pressenti pour en reprendre les rênes.

"C'était aux musulmans eux-mêmes de choisir le président de cette Fondation" a déclaré sur France Inter l'élue de l'Orne, qui préside la commission d'enquête sur les moyens de lutte contre les réseaux djihadistes.

Alors que le nom de Jean-Pierre Chevènement a été évoqué de manière informelle par le président Hollande, Nathalie Goulet a critiqué "la double sincérité de l'Etat" voire une "schizophrénie" dans la mesure où "l'on considère l'islam comme une religion comme les autres mais on interfère dans son organisation à la fois".

Auteure d'un rapport sur l'organisation de l'islam en France, elle a rappelé la fonction première de cette fondation, initiée par Dominique de Villepin, qui "devait servir uniquement à rendre les financements de l'islam plus transparents". Par conséquent, "l'Etat ne peut s'immiscer", insiste-t-elle.

Si les actuelles prérogatives de la Fondation pour l'islam de France venaient à être modifiées, "je continue de penser que les musulmans auraient pu choisir eux-mêmes le président de cette Fondation", a-t-elle ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

High school students and Yellow Vests mobilisation in Paris
10min

Politique

Violences du 17 octobre : au Sénat, l’heure des comptes pour le gouvernement

Au lendemain des violences en marge des manifestations du 17 octobre, plusieurs sénateurs veulent que la Haute Assemblée prenne la main. Une demande de commission d’enquête et un débat au titre de l’article 50-1 sont déjà sur la table. À gauche comme à droite, on réclame des comptes sur les approximations. Mais les diagnostics divergent.

Le

Fondation pour l’islam: aux musulmans d’en choisir le président
3min

Politique

« Scroller sur son téléphone tue l’empathie, on est anesthésié », Tina Kieffer

Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Fondation pour l’islam: aux musulmans d’en choisir le président
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le