Frais de représentation : François Patriat espère que Macron portera plainte
Interrogé au micro de Sénat 360, François Patriat, sénateur (PS) de la Côte-d’Or soutien d’Emmanuel Macron répond à la polémique autour des frais de représentation à Bercy de l’ancien ministre de l’économie.

Frais de représentation : François Patriat espère que Macron portera plainte

Interrogé au micro de Sénat 360, François Patriat, sénateur (PS) de la Côte-d’Or soutien d’Emmanuel Macron répond à la polémique autour des frais de représentation à Bercy de l’ancien ministre de l’économie.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« J’espère qu’il portera plainte ». Pour François Patriat, il n’y a pas d’affaire de frais de représentation concernant Emmanuel Macron, contrairement à ce qu’écrivent des journalistes dans leur livre « Dans l’enfer de Bercy ». L’ancien ministre de l’économie aurait utilisé 120 000 euros pour des frais de bouche alors qu’il était à Bercy. Ce qui représenterait 80 % du montant destinés aux frais de représentation accordé au ministère. Ce proche d’Emmanuel Macron explique avoir été le témoin de dépenses modestes et parle même de « pusillanimité de l’affaire ».

Quant au débat de l’entre-deux-tours de la primaire, opposant Manuel Valls à Benoît Hamon, le sénateur (PS) de la Côte-d’Or juge que « ceux qui vont le regarder, c’est pour la forme » : « Ils vont le regarder comme une soirée de match de Handball (…) une soirée un peu festive.  Parce qu’ils espèrent bien qu’il va y avoir un peu de bagarre ».

De son côté, François Patriat estime que le débat de la primaire est « inutile » : « Quelque soit le vainqueur de dimanche, il ne sortira pas renforcé. Je vois mal le rassemblement se faire lundi, et par là même, je ne vois pas de dynamique de campagne s’engager. Dans une campagne, il faut un leader. Le processus même de la primaire (…) c’est la preuve de l’absence de leader charismatique capable de l’emporter ».

Interrogé sur l’état du PS, François Patriat ne s’en émeut pas : « C’est la fin d’un cycle du Parti Socialiste. Moi, c’est mon parti, j’y appartiens encore  (…) J’y ai connu de grandes heures. Je vois qu’aujourd’hui, les divisions internes l’emportent ». Au profit d’Emmanuel Macron, comme cela semble être déjà le cas ? Les jours d’après primaire, lorsque le vainqueur de dimanche sera connu, seront décisifs pour les deux camps.

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le

L’Assemblée nationale valide la suspension de la réforme des retraites
4min

Politique

Travail le 1er mai : après son rejet à l’Assemblée, le texte file en commission mixte paritaire où députés et sénateurs devront s’accorder

Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.

Le