François Hollande a transmis dimanche les clés de l'Elysée à son successeur Emmanuel Macron, mais ne compte pas pour autant dire adieu à la vie...
François Hollande quitte l’Elysée sans dire adieu à la politique
François Hollande a transmis dimanche les clés de l'Elysée à son successeur Emmanuel Macron, mais ne compte pas pour autant dire adieu à la vie...
Par Sabine WIBAUX
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François Hollande a transmis dimanche les clés de l'Elysée à son successeur Emmanuel Macron, mais ne compte pas pour autant dire adieu à la vie politique même si ses projets restent flous.
A peine franchies les grilles du palais présidentiel, l'ex-président a traversé la Seine pour se rendre du siège du PS.
Avec comme message principal au parti qu'il dirigea durant 11 ans: un appel "à inventer, à imaginer l'avenir", quitte à adopter "des formes nouvelles, d'autres modes d'organisations, des structures différentes d'aujourd'hui".
Pas question toutefois pour l'ex-premier secrétaire de s'investir dans cette tâche ardue. "C'est une part de ma vie qui est terminée", a-t-il déjà tranché.
Mais contrairement à son prédécesseur Nicolas Sarkozy, le président sortant, âgé de 62 ans, s'est bien gardé d'annoncer son retrait de la scène politique.
Le bilan du quinquennat de François Hollande
AFP
"Il ne faut jamais dire jamais dans la vie", a observé celui qui sera officiellement retraité de la Cour des comptes lundi.
Tout juste a-t-il concédé une période de réserve "dans les prochains jours, les prochaines semaines", le temps de laisser le nouveau locataire de l'Elysée prendre ses marques.
Même si "la tentation d'intervenir peut être forte", pas question, a-t-il promis, d'"apparaître comme un conseiller, un mentor, ou pire encore" de jouer "la mouche du coche" durant les premiers pas d'Emmanuel Macron, son ex-conseiller et ministre. Un ancien président doit "contribuer, aider mais sans gêner".
Dans l'immédiat, après quelques jours de vacances en France, M. Hollande s'installera dans ses nouveaux bureaux de la rue de Rivoli à Paris.
Le président sortant François Hollande (c) au siège du PS, le 14 mai 2017 à Paris
AFP
Le président sortant qui durant quasiment tout le quinquennat a vécu à l'Elysée, est également à la recherche, selon ses proches, d'un appartement à louer à Paris.
Mais ensuite?
François Hollande a certes eu le temps de préparer sa sortie depuis le 1er décembre lorsqu'il a renoncé, la mort dans l'âme, à briguer un nouveau mandat.
Mais lui-même avoue n'avoir pour l'heure "aucun projet construit".
La fondation "La France s'engage" dont il prendra la présidence à la rentrée? Ce projet lui tient à coeur, mais "ce n'est pas cela qui remplit la vie d'un homme".
Le Conseil constitutionnel? Certainement pas, "après c'est fini. On n'a pas d'activités autres. On ne peut pas parler", a-t-il déjà tranché.
- Sirènes des législatives -
François Hollande quitte le siège du PS, le 14 mai 2017 à Paris
AFP
Briguer de nouveaux mandats? François Hollande, qui les a déjà pratiquement tous exercés en Corrèze - député (1988-1993, 1997-2012), maire de Tulle (2001 à 2008), président du conseil général (2008 à 2012) - n'entend pas suivre l'exemple de l'ex-président Valéry Giscard d'Estaing, qui après son échec en 1981 avait repris un parcours d'élu.
Alors que faire? "Je me suis posé cette même question, qui revient sans cesse: comment puis-je être utile à mon pays? Eh bien, c'est à cette question que je vais répondre maintenant, en réfléchissant, en travaillant, en produisant et en intervenant quand ça me paraîtra utile", a-t-il lui-même répondu, après son dernier discours officiel mercredi lors de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions.
Dans un premier temps, l'expert en stratégies électorales ne devrait pas résister aux sirènes des législatives des 11 et 18 juin.
Le 9, il sera à Tulle, pour le traditionnel hommage aux "99 pendus de Tulle" exécutés par les soldats allemands de la division Das Reich le 9 juin 1944.
Mais ce sera aussi l'occasion d'aller apporter son soutien à son ami, le maire PS de la ville, Bernard Combes, candidat dans la 1ère circonscription (Tulle-Ussel) qui fut la sienne pendant dix ans.
"C'est toujours en Corrèze que je me ressource, que je reprends des forces (...) Mes forces sont là", confiait récemment François Hollande, conscient du "sentiment de vide" qui pourrait s'emparer de lui.
Lorsque François Hollande s'est rendu à Tulle le 7 mai pour voter au second tour de la présidentielle, des amis lui cherchaient une maison dans sa ville d'adoption.
Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.
Après des résultats aux municipales érigés en victoire par Bruno Retailleau, les Républicains se projettent vers l’élection présidentielle de 2027. La droite pense-t-elle à organiser une large primaire, allant « d’Édouard Philippe à Sarah Knafo », comme le souhaite Laurent Wauquiez ? « Je ne mets pas Sarah Knafo dans les possibles candidats à une primaire », répond de son côté Mathieu Darnaud, président du groupe LR au Sénat, ce mercredi 25 mars.
Rachida Dati, candidate malheureuse de la droite et du centre à la mairie de Paris, a dénoncé mercredi une « trahison » de Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizons/Renaissance avec qui elle avait fusionné sa liste au second tour mais qui avait choisi de jeter l'éponge.
Mécontent des trois scénarios définis, mardi soir, lors du bureau politique de LR, pour désigner leur candidat à l’Élysée en 2027, le président de l’Association des maires de France, lui-même candidat à la présidentielle dénonce « un vote truqué ». Il indique qu’il va s’entretenir avec Bruno Retailleau pour lui annoncer son départ du parti.