François Hollande vante l’intervention de l’Etat en Corrèze
François Hollande a fait jeudi ses adieux présidentiels à la Corrèze, ce département qui l'a fait roi, en passant à Meymac, ancien fief de...

François Hollande vante l’intervention de l’Etat en Corrèze

François Hollande a fait jeudi ses adieux présidentiels à la Corrèze, ce département qui l'a fait roi, en passant à Meymac, ancien fief de...
Public Sénat

Par Hervé ASQUIN

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Hollande a fait jeudi ses adieux présidentiels à la Corrèze, ce département qui l'a fait roi, en passant à Meymac, ancien fief de Jacques Chirac, où il a célébré la renaissance d'une usine pharmaceutique portée sur les fonts baptismaux par son prédécesseur.

"Corrézien avant d'être président (...) Corrézien pendant ma présidence (...) et toujours Corrézien", le chef de l'Etat a salué l'initiative de Jacques Chirac qui avait posé cette usine pharmaceutique "comme une soucoupe volante" à Meymac à la fin des années 80 lorsqu'il était député (RPR) de la circonscription et s'est inscrit dans cette "continuité".

Ce site, a-t-il rappelé, a connu "des réussites exceptionnelles" employant jusqu'à 160 personnes lorsqu'il était la propriété du laboratoire américain Bristol-Myers Squibb (BMS) mais a connu aussi bien des vicissitudes.

En 2010, BMS avait décidé de s'en séparer, entraînant la reprise de l'usine par un laboratoire algérien qui n'avait conservé qu'une trentaine de salariés et avait lui-même été placé en liquidation judiciaire cinq ans plus tard.

Menacé de disparaître totalement, le site renaît donc de ces cendres au main d'un investisseur pakistanais, Jawaid Akhai, PDG de Martin Dow, numéro un de l'industrie pharmaceutique au Pakistan, qui a promis de créer une centaine d'emplois d'ici à 2020 à Meymac où il produira des médicaments génériques.

François Hollande à Meymac, en France, le 16 mars 2017
François Hollande à Meymac, en France, le 16 mars 2017
AFP

"Nous avons besoin d'un Etat et il nous faut avoir des fonctionnaires qui puissent mener à bien les projets des entrepreneurs privés", a souligné Francois Hollande faisant allusion au projet du candidat de la droite, François Fillon, qui entend supprimer 500.000 emplois dans la fonction publique s'il est élu.

Aux Français qui "s'interrogent toujours" sur leur avenir dans la mondialisation, François Hollande a opposé aussi la "très bonne démonstration" apportée par cet investisseur pakistanais: "le monde n'est pas une menace" mais une "opportunité".

"Il ne faut pas avoir peur car rien ne nous protègera, aucun mur aucune barrière, aucuns droits de douane", a-t-il enchaîné dans une nouvelle allusion à son homologue américain Donald Trump, au populisme et à l'extrême droite.

Le chef de l'Etat a été député de la première circonscription de Corrèze de 1988 à 1993 puis de 1997 à 2012, il a été aussi président de son Conseil général de 2008 à 2012. Cette année-là, la Corrèze l'avait plébiscité face à Nicolas Sarkozy, lui accordant 64,86% de ses suffrages.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le