Galileo, Copernicus, vols habités « On a de vrais succès européens dans l’espace »
Malgré la compétition déclarée avec d’autres puissances comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine, mais aussi désormais des acteurs privés dont le milliardaire Elon Musk, l’Europe garde t-elle son leadership dans la conquête spatiale, et notamment dans le lancement de satellites ? C’est la question posée à l’eurodéputé Christophe Grudler, qui vient de négocier l’accord sur le futur programme spatial européen invité de l’émission Ici l’Europe.

Galileo, Copernicus, vols habités « On a de vrais succès européens dans l’espace »

Malgré la compétition déclarée avec d’autres puissances comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine, mais aussi désormais des acteurs privés dont le milliardaire Elon Musk, l’Europe garde t-elle son leadership dans la conquête spatiale, et notamment dans le lancement de satellites ? C’est la question posée à l’eurodéputé Christophe Grudler, qui vient de négocier l’accord sur le futur programme spatial européen invité de l’émission Ici l’Europe.
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Par Marie Brémeau

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Après l’entrée remarquée de Space X -qui appartient au milliardaire Elon Musk- dans la conquête spatiale, le lancement réussi de la nouvelle fusée russe Angara, et alunissage de la sonde chinoise Chang’e5 que reste-t-il de l’avance de l’Europe ? Pour Léopold Eyharst, astronaute qui a participé en 2008 à l’installation du laboratoire européen Colombus à bord de la station internationale (l’ISS) l’Europe continue de jouer un rôle important : « L’Europe via l’agence européenne spatiale participe au programme de station internationale entant qu’acteur majeur et se lance également aujourd’hui avec les partenaires de l’ISS vers l’exploration de la lune et peut-être une exploration plus lointaine. Donc l’Europe est bien présente dans le cadre des vols spatiaux habités. »

« L’espace européen, au service de tous les citoyens »

Et face aux récents succès spatiaux de puissances concurrentes, l’eurodéputé (Renew) Christophe Grudler relativise. « En Europe, on n’est pas en retard, on est juste moins dans l’affichage. L’espace européen est plus au service de tous les citoyens, alors que l’espace américain ou chinois d’ailleurs, c’est plus de l’affichage, de l’image. »

La course mondiale dans l’espace s’est accélérée

Le parlementaire européen vient de négocier l’accord spatial européen pour les six ans à venir. Au total : ce sont 14, 8 milliards d’euros mobilisés. Un règlement qui laisse selon Christophe Grudler l’Union européenne dans la course aux étoiles et assoit même son leadership. Il tient à rappeler les succès des programmes de l’Union européenne en la matière. « Nous dans le quotidien, c’est Galileo, le meilleur système au monde de géolocalisation pour l’ensemble des citoyens. On a plus d’un milliard d’utilisateurs sur les smartphones. Copernicus, c’est la lutte contre le réchauffement climatique, ce sont les meilleurs satellites d’observation dans le cadre de catastrophes naturelles. Et le premier utilisateur de Copernicus, ce sont les américains. Donc en fait on a de vrais succès européens dans l’espace. »

« Plus d’un milliard d’utilisateurs sur les smartphones utilisent Galileo »

La conquête spatiale a donc des répercussions pratiques très fortes dans notre vie de tous les jours. Un enjeu stratégique et économique majeur, comme le rappelle Cristian Silviu Busoi, député européen du Parti populaire européen. « Le programme spatial de l’Union européenne revêt une importance stratégique pour la souveraineté technologique de l’Europe, pour la sécurité et l’économie de l’Union européenne. Pour notre futur, c’est très important. » 10 % de l’économie européenne, selon les experts, dépend déjà des services spatiaux.

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