Gattaz: le programme d’Hamon, « absurde », « idéologue » et « irréaliste »
Le président du Medef Pierre Gattaz a affirmé mardi que le programme de Benoît Hamon, en position favorable pour le second tour...

Gattaz: le programme d’Hamon, « absurde », « idéologue » et « irréaliste »

Le président du Medef Pierre Gattaz a affirmé mardi que le programme de Benoît Hamon, en position favorable pour le second tour...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le président du Medef Pierre Gattaz a affirmé mardi que le programme de Benoît Hamon, en position favorable pour le second tour de la primaire organisée par le PS, était "absurde", "idéologue" et "irréaliste".

"Je le range dans la catégorie des programmes absurdes et idéologues (...) Je suis très angoissé sur (son) plan irréaliste" a affirmé M. Gattaz dans l'émission "L'épreuve de vérité" (Public Sénat / AFP / Radio Classique / Les Echos).

"Le constat qu'il fait c'est qu'il n'y a plus de croissance et plus d'emploi. C'est faux. la croissance il faut aller la chercher. Il veut tout taxer (jusqu'aux) robots... Il veut enlever les 40 milliards du pacte de responsabilité, je ne sais pas comment il va faire" s'est inquiété M. Gattaz.

Pour lui, le programme de celui qui est arrivé en tête de la primaire du PS dimanche, c'est "une économie totalement administrée", et "idéalement pour M. Hamon, sans entreprises, ça serait mieux", car il souhaite "dépenser plus et taxer encore plus".

M. Gattaz a notamment rejeté le revenu universel de M. Hamon car "tout salaire mérite travail", mais pas exclu le revenu décent proposé par le rival de M. Hamon, Manuel Valls, si c'est "bordé et temporaire" pour "se former, retrouver un travail".

M. Gattaz s'est par ailleurs inquiété que ce qu'il appelle "le syndrome de la loi El Khomri de janvier 2016" touche François Fillon, en référence à la contestation massive contre ce projet de loi.

Evoquant le souhait de M. Fillon de supprimer 500.000 fonctionnaires, M. Gattaz l'a une nouvelle fois appelé à éviter toute "brutalité" et à faire attention à sa "méthode", saluant dans le même temps son programme, "le plus détaillé et le plus pragmatique" parmi les candidats à la présidentielle.

"J'attends beaucoup d'Emmanuel Macron (...). Je ne vois pas grand chose de sa part; je vois quelques phrases, quelques bribes de propositions, mais je ne vois pas de programme complet et la cohérence", a encore dit le patron des patrons.

Le Medef recevra "la dizaine, la douzaine de candidats majeurs" à la présidentielle, "à partir du 12 mars, 15 mars, jusqu'au 15 avril."

"L'idée, c'est de questionner" notamment Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen, qu'il compte recevoir, mais aussi de "démonter" leur programme économique, a-t-il lâché.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : pourquoi l’idée du gouvernement d’instaurer un principe « casseur/payeur » risque d’être censurée par le Conseil constitutionnel ?

Après les violences et dégradations commises en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, le gouvernement va présenter un projet de loi « visant à faire assumer directement aux auteurs, le coût des déclarations commises dans l’espace public ». Un principe du « casseur-payeur » déjà inscrit dans le texte « anti casseurs » de Bruno Retailleau avant d’être modifié avant son adoption finale en raison d’un risque d’inconstitutionnalité.

Le

photo glucksmann
8min

Politique

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann, rassembleur de la gauche, pour un meeting qui avait tout d’un lancement de campagne

REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.

Le