Georges Tron jugé pour viols: les grandes dates de l’affaire
Voici les grandes dates de l'affaire Georges Tron, ex-secrétaire d'Etat qui sera jugé pour viols en réunion à partir de mardi...

Georges Tron jugé pour viols: les grandes dates de l’affaire

Voici les grandes dates de l'affaire Georges Tron, ex-secrétaire d'Etat qui sera jugé pour viols en réunion à partir de mardi...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Voici les grandes dates de l'affaire Georges Tron, ex-secrétaire d'Etat qui sera jugé pour viols en réunion à partir de mardi devant la cour d'assises de Seine-Saint-Denis après un premier procès ajourné en décembre 2017.

- 2011: l'affaire éclate -

Le 25 mai 2011, deux ex-employées de la mairie de Draveil (Essonne) déposent une plainte pour harcèlement sexuel contre le maire UMP Georges Tron. Les deux femmes dénoncent des gestes déplacés et agressions commis par le maire, sous couvert de réflexologie plantaire. Le parquet d'Évry ordonne une enquête préliminaire.

Une dizaine de jours plus tôt, le socialiste Dominique Strauss-Kahn, alors patron du Fonds monétaire international (FMI), a été arrêté à New York et inculpé d'agression sexuelle et de viol.

Le 29 mai, Georges Tron démissionne de son poste de secrétaire d'État à la Fonction publique. Dans une lettre au président Nicolas Sarkozy, il indique qu'il fera de la reconnaissance de son innocence "une affaire personnelle". Il dénonce un "complot politique" organisé par le Front National, visant à le déstabiliser.

Le 22 juin 2011, George Tron est mis en examen pour viols et agressions sexuelles en réunion et par personne ayant autorité. Son adjointe à la Culture à la mairie de Draveil, Brigitte Gruel, est également mise en examen, pour viols et agressions sexuelles en réunion.

- Non-lieu puis renvoi aux assises -

Le 10 décembre 2013, les juges d'instruction en charge du dossier prononcent un non-lieu pour Georges Tron et Brigitte Gruel, conformément aux réquisitions du parquet d'Evry. Les plaignantes font appel.

Le 15 décembre 2014, la Cour d'appel de Paris, contre l'avis du parquet général, infirme l'ordonnance de non-lieu et ordonne le renvoi aux assises de Georges Tron pour viols et agression sexuelles. Son ancienne adjointe sera également jugée.

Georges Tron, qui a été réélu maire de Draveil en mars 2014, se pourvoit en cassation mais le 3 avril 2015, la haute juridiction valide le renvoi aux assises.

- 2017: début de procès -

Au premier jour de son procès devant les assises de Seine-Saint-Denis, le 12 décembre 2017, en pleine onde de choc mondiale provoquée par l'affaire Weinstein, Georges Tron dénonce un "complot" et assure que sa passion pour la réflexologie plantaire a été utilisée pour lui "nuire".

Le procès doit durer jusqu'au 22 décembre mais le 15, coup de théâtre: le président de la cour le renvoie "à une session ultérieure", invoquant l'impossibilité de le mener à terme dans les délais impartis.

Un peu plus tôt, l'avocat Eric Dupond-Moretti, qui défend l'accusé, a révélé à l'audience, contre tous les usages, le contenu d'une conversation privée dans laquelle le président de la cour d'assises confiait à des avocats qu'il aurait préféré "que ce soit une femme qui préside".

Le ténor du barreau a ainsi appuyé sa demande de renvoi du procès. Il dénonçait aussi la diffusion en plein procès d'un sujet d'Envoyé spécial sur France 2 où témoignaient deux accusatrices de George Tron, ainsi que la mise en cause, par des journalistes, de la façon dont le président avait interrogé une des plaignantes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le

Georges Tron jugé pour viols: les grandes dates de l’affaire
7min

Politique

Droits TV du football : la chaîne Ligue 1+ n’est qu’une « solution par défaut », reconnaît Nicolas de Tavernost

Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.

Le

Georges Tron jugé pour viols: les grandes dates de l’affaire
3min

Politique

Banquets du Canon français : « Il n’y a pas de risque de trouble à l’ordre public », assure Laurent Nunez qui reste toutefois « vigilant »

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a été interpellé par le sénateur (PS) du Finistère, Jean-Luc Fichet sur la campagne de haine dont a été victime la maire de Quimper pour avoir refusé d’accueillir dans sa ville un banquet du Canon Français, une organisation financée pour partie par le milliardaire d’extrême droite Pierre Edouard Sterin. « Ce qu’il s’est passé à Quimper est absolument ignoble » a dénoncé le ministre.

Le