Gérard Longuet : « Emmanuel Macron a fait une percée, mais il y a quatre forces politiques comparables dans le pays. »
Invité de l’émission spéciale de Public Sénat consacrée à l'analyse des résultats du premier tour de l'élection présidentielle, Gérard Longuet, soutien de François Fillon, a tempéré la victoire du candidat d’En Marche !, prévenant sur sa difficulté à former une future majorité.

Gérard Longuet : « Emmanuel Macron a fait une percée, mais il y a quatre forces politiques comparables dans le pays. »

Invité de l’émission spéciale de Public Sénat consacrée à l'analyse des résultats du premier tour de l'élection présidentielle, Gérard Longuet, soutien de François Fillon, a tempéré la victoire du candidat d’En Marche !, prévenant sur sa difficulté à former une future majorité.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Ce que j’observe surtout, a déclaré Gérard Longuet, c’est qu’il y a quatre forces assez comparables, même si Emmanuel Macron a fait une percée. » Le sénateur Les Républicains de la Meuse a rappelé que le candidat d’En Marche ! « a été le collaborateur de François Hollande pendant cinq ans », tempérant ainsi l’idée qu’Emmanuel Macron incarnerait le renouveau politique.

« Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, qui sont des gens de gauche, si l’on totalise leurs voix, c’est quasiment la première force » a par ailleurs souligné Gérard Longuet. Le score de François Fillon est comparable, le sénateur a pointé du doigt la difficulté de former une coalition entre ces forces, en vue des législatives. Il sera donc nécessaire pour le candidat arrivé en tête du premier tour de « clarifier, avant le deuxième tour, ce qu’il veut faire. »

« La défaite de la ligne politique incarnée par François Fillon est très extérieure à cette ligne. »

Gérard Longuet : « la défaite de la ligne politique incarnée par François Fillon très extérieure à cette ligne. »
02:05

Gérard Longuet a réagi à la déclaration d’Alain Juppé ce lundi, qui a demandé à revoir la ligne politique des Républicains : « la défaite de la ligne politique incarnée par François Fillon est très extérieure à cette ligne, pour des raisons que nous connaissons les uns et les autres. »

Le sénateur de la Meuse a refusé de répondre à la question : « avec quel chef votre camp mènera-t-il les législatives ? ». Seule certitude pour Gérard Longuet, « on ne gouverne ce pays qu’avec une majorité parlementaire, car les institutions de la Ve République sont parlementaires » et « les législatives se gagnent sur le terrain. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le