Gifle à Valls: Martinez évoque « une justice accélérée pour certains »
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a estimé jeudi sur RTL qu'il y avait "une justice accélérée pour certains",...

Gifle à Valls: Martinez évoque « une justice accélérée pour certains »

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a estimé jeudi sur RTL qu'il y avait "une justice accélérée pour certains",...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a estimé jeudi sur RTL qu'il y avait "une justice accélérée pour certains", après la condamnation mercredi d'un jeune homme à trois mois de prison avec sursis pour avoir giflé Manuel Valls la veille.

La procédure juridique "me semble rapide, d'autres attendent beaucoup plus longtemps pour être jugés, certains depuis des années", a observé le leader syndical.

"Pour certains ça va très vite, et pour d'autres ça va plus lentement", relève-t-il.

"On le voit aussi pour les militants de la CGT, qui passent toutes les semaines devant des tribunaux pour des affaires soi-disant de violences", a-t-il évoqué.

"Il y a parfois une justice accélérée pour certains".

"Je connais quelques puissants (...), M. Dassault par exemple, ça fait des années qu'il a des procédures de tout ordre et je trouve que la justice va beaucoup moins vite pour lui", a poursuivi M. Martinez.

Interrogé pour savoir s'il condamnait cette gifle, il a répondu: "oui, je pense qu'il y a des façons plus efficaces d'exprimer son mécontentement".

Alors que Manuel Valls, candidat à la primaire initiée par le PS, serrait des mains à Lamballe, près de Saint-Brieuc, un jeune homme lui avait tendu la main, une invitation qu'il avait soudain transformée en gifle, tout en criant: "Ici, c'est la Bretagne." L'ancien Premier ministre avait tenté d'esquiver et son agresseur n'avait pu que le toucher légèrement au visage.

Dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), le parquet a proposé une peine de trois mois de prison avec sursis et 105 heures de travail d'intérêt général (TIG) au jeune homme de 18 ans, qui l'a acceptée.

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le

Paris : session of questions to the government at the Senate
10min

Politique

Sénatoriales : le groupe centriste peut-il devenir le second groupe du Sénat à la place du PS ?

Avec 59 sénateurs, le groupe Union centriste talonne aujourd’hui le groupe PS du Sénat et ses 64 membres. A la faveur des sénatoriales du 27 septembre, le groupe d’Hervé Marseille peut-il chiper la place de second groupe du Sénat ? « Pas impossible », confirme le président de l’UDI. L’enjeu n’est pas que symbolique. Si les centristes progressent, les équilibres évolueront en leur faveur au sein de la majorité sénatoriale, composée avec les LR.

Le