« Gilets jaunes »: Eric Drouet demande à être reçu par Emmanuel Macron
Le collectif "La France en colère !!!", lancé par la figure des "gilets jaunes" Eric Drouet, demande à être reçu par Emmanuel Macron, dans une...

« Gilets jaunes »: Eric Drouet demande à être reçu par Emmanuel Macron

Le collectif "La France en colère !!!", lancé par la figure des "gilets jaunes" Eric Drouet, demande à être reçu par Emmanuel Macron, dans une...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le collectif "La France en colère !!!", lancé par la figure des "gilets jaunes" Eric Drouet, demande à être reçu par Emmanuel Macron, dans une lettre ouverte qui menace également d'intensifier les actions face à des contestataires "qui perdent patience".

Cette lettre adressée au Président de la République et postée sur les réseaux sociaux fustige "la surdité" du chef de l'Etat qui "persiste à ne pas entendre la gronde", initiée le 17 novembre par Eric Drouet, chauffeur routier de Seine-Et-Marne.

"Vous continuez à ignorer ce mouvement social qui représente une tranche non négligeable du peuple français. Pas une parole, pas un regard de compassion pour votre peuple", déplore le collectif, en rejetant le Grand débat national qui se tient, selon lui, "en dépit de toute indépendance et transparence".

"Nous sommes ouverts au dialogue mais pas avec des conditions unilatéralement élyséennes", explique-t-il, sans évoquer ses revendications, ni les mesures annoncées par l'exécutif pour apaiser la contestation.

"Pour la énième fois, nous en appelons à votre bienveillance et à votre sens des responsabilités pour accepter une rencontre le plus rapidement possible. Vous avez la capacité de donner une issue positive à ce qui se passe en ce moment, mais est-ce que vous en avez vraiment la volonté ? Monsieur le Président, écoutez-nous !" exhorte le collectif, avant de menacer: "Si vous continuez à rester sur votre position, le peuple reprendra le pouvoir, le sien".

"Beaucoup de gilets jaunes perdent patience et soyez conscient que certains ne resteront pas calmes indéfiniment, malheureusement. (...) Les prochaines semaines s'annoncent relativement dures pour la France. Plus que jamais le mouvement va s'intensifier", ajoute-t-il.

"Le jour, la nuit, le week-end, la semaine... Nous serons là ! Nous ne craignons plus rien et allons vous surprendre par notre sens de l'effort", affirme-t-il.

Après un recul en fin d'année, la mobilisation des "gilets jaunes" a connu un rebond ces dernières semaines, rassemblant les deux derniers week-ends 84.000 personnes à travers la France, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le