« Gilets jaunes »: Hollande « a manifestement oublié son bilan », tacle Castaner
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a appelé vendredi François Hollande, qui "a manifestement oublié son bilan", "à un...

« Gilets jaunes »: Hollande « a manifestement oublié son bilan », tacle Castaner

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a appelé vendredi François Hollande, qui "a manifestement oublié son bilan", "à un...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a appelé vendredi François Hollande, qui "a manifestement oublié son bilan", "à un peu de modestie", après les critiques de l'ancien président sur la politique menée.

"Il a manifestement oublié son bilan", a déploré M. Castaner, interrogé sur franceinfo.

"Ça c'est sûr, parce qu'on ne peut pas aujourd'hui avoir été président sortant qui n'a pas pu se représenter il y a quinze mois et venir dire aux +gilets jaunes+: + je suis tout de cœur avec vous+. Vous savez le cynisme en politique, c'est peut-être la chose qui tue justement la parole politique", a-t-il ajouté.

"Il a décidé d'être un militant politique, il a décidé d'être un militant amnésique, c'est comme ça", a encore déploré M. Castaner en rappelant que M. Hollande avait décidé "20 milliards d'euros d'augmentation des impôts", ce qui selon lui devrait "appeler à un peu de modestie".

"Depuis 30 ans dans ce pays, on ne produit plus assez de richesse, on n'a pas privilégié le travail, on a surchargé en fiscalité les Français, les entreprises, et aujourd'hui il faut donner de l'air. Il faut sortir de la dépense fiscale: nous sommes drogués à la dépense publique et à l'impôt", a tempêté M. Castaner.

Jeudi, M. Hollande s'était rendu à la rencontre de "gilets jaunes" en Ardèche. Dans de courtes vidéos mises en ligne par France Bleu Drôme Ardèche, on entend l'ancien chef de l'État défendre son action, tout en estimant que "les décisions prises depuis 18 mois" ont "heurté" et "provoqué une étincelle qui a pris sur un terreau qui déjà était en difficulté".

Il a incité les "gilets jaunes" à "continuer à prendre la parole et faire que ça puisse déboucher, parce qu'il faut que ça débouche. Il faut que des organisations puissent prendre en compte les revendications", a-t-il dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Lecornu marché ok
11min

Politique

« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Entre le projet de loi agricole ou la fin de vie, les sujets de tensions entre le premier ministre et les députés Renaissance s’accumulent, avec le sentiment qu’il cherche plus à parler aux LR. Certains y voient une volonté de jouer sa carte et de préparer le terrain à une éventuelle candidature à la présidentielle, si personne « ne plie le match » dans le bloc central. « Tout peut se passer », selon le député proche du chef de l’Etat, Marc Ferracci, qui n’exclut pas que l’hypothèse Lecornu puisse prendre forme.

Le

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le