« Gilets jaunes »: Hollande tacle le gouvernement et demande plus de redistribution
François Hollande s'en est pris lundi au gouvernement, et notamment au ministre du Budget Gérald Darmanin qui a parlé de "peste...

« Gilets jaunes »: Hollande tacle le gouvernement et demande plus de redistribution

François Hollande s'en est pris lundi au gouvernement, et notamment au ministre du Budget Gérald Darmanin qui a parlé de "peste...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Hollande s'en est pris lundi au gouvernement, et notamment au ministre du Budget Gérald Darmanin qui a parlé de "peste brune" à propos des "gilets jaunes", demandant que le produit des taxes sur les carburants soit davantage redistribué.

"Comment peut-on utiliser des mots comme ça ? Ca déconsidère même celui qui l'emploie, ce mot-là, pas ceux qu'il vise", a déclaré l'ancien président de la République sur France Inter.

M. Darmanin avait affirmé dimanche sur RTL que sur les Champs-Elysées, "ce ne sont pas des gilets jaunes qui ont manifesté, c'est la peste brune".

Pour François Hollande, les "gilets jaunes" sont le signe d'une "aspiration populaire à être regardés (...) entendus (...) compris".

Interrogé sur un éventuel abandon par le gouvernement des hausses de taxe prévues en janvier, M. Hollande a suggéré que l'exécutif se réaligne sur la trajectoire carbone fixée sous son propre quinquennat ou qu'il y ait une "réallocation" des recettes supplémentaires pour accompagner la transition énergétique (chèque énergie, isolation des logements).

"L'égalité, la justice fiscale, elle n'est pas au rendez-vous. Ce qui marquera le début de ce quinquennat, c'est la suppression de l'impôt sur la fortune", a souligné M. Hollande, qui avait déjà qualifié Emmanuel Macron de "président des très riches" il y a quelques mois.

L'ancien président de la République a aussi invité l'actuel pouvoir à davantage considérer "les corps intermédiaires", et notamment les organisations syndicales.

Il a notamment critiqué le refus du Premier ministre Edouard Philippe de prendre en compte la proposition du patron de la CFDT Laurent Berger de réunir les acteurs sociaux pour construire un "pacte social de la conversion écologique".

"On a la chance d'avoir une proposition qui vient d'un partenaire social qui est le premier syndicat dans le secteur privé, et qui vient vous dire +est-ce qu'on peut pas se mettre autour d'une table pour trouver ensemble des solutions ?+. On n'envoie pas le Premier ministre un dimanche soir à la télévision pour repousser d'un revers de main une proposition qui part avec un bon esprit, qui cherche une issue et qui aurait empêché si elle avait été reprise d'avoir une semaine de manifestations, et le samedi assez cruel dont nous avons eu le spectacle sur les Champs-Elysées", a-t-il cinglé.

Dans un communiqué publié le 14 novembre, le Parti socialiste a souhaité un "gel des augmentations des taxes sur le carburant prévues en janvier".

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Socialist Party figure at the Socialist Party summer camp
4min

Politique

Sénatoriales : après l’aval des socialistes en Seine-Maritime, l’accord national PS-Ecologistes n’est plus menacé

L’accord national entre les socialistes et les écologistes pour les sénatoriales a failli partir à vau-l’eau. Les réticences de la fédération PS de Seine-Maritime pour céder la deuxième place à une écologiste ont entraîné un bras de fer entre Verts et Roses. Bras de fer qui s’est soldé par un retour au calme et un gentlemen’s agreement entre les deux parties.

Le

Paris : Sarah Knafo – Meeting au Dome de Paris
8min

Politique

Présidentielle : Sarah Knafo, une campagne peut en cacher une autre

À quelques mois de la présidentielle de 2027, Sarah Knafo s’impose comme l’un des visages les plus en vue de Reconquête !. Omniprésente dans les médias, en librairie le 2 septembre avec « Le Casse du siècle », l’eurodéputée de 33 ans assure pourtant qu’Éric Zemmour reste le « candidat naturel » du parti. Une complémentarité revendiquée entre les deux, mais qui nourrit inévitablement une question, derrière la campagne de Éric Zemmour, Sarah Knafo prépare-t-elle aussi la sienne ?

Le

Bapteme du grand amphitheatre du ministere des Armees du nom de Pierre Messmer.
4min

Politique

Mort d’Édouard Balladur : « Serviteur exigeant de la France » pour Emmanuel Macron, « un mentor », salue Nicolas Sarkozy

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur, rival honni de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995, est décédé, lundi soir, à l’âge de 97 ans. « Un serviteur exigeant » pour la France », a salué Emmanuel Macron. « Un exemple, un mentor et un ami », pour Nicolas Sarkozy. De nombreux hommages lui ont été rendus de la part des responsables politiques.

Le