Gilets jaunes : « Il n’est pas question d’utiliser les militaires pour gérer l’ordre public » assure Christophe Castaner
Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, revient sur la mobilisation des militaires Sentinelle pour sécuriser les lieux publics lors de la manifestation des Gilets jaunes samedi.

Gilets jaunes : « Il n’est pas question d’utiliser les militaires pour gérer l’ordre public » assure Christophe Castaner

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, revient sur la mobilisation des militaires Sentinelle pour sécuriser les lieux publics lors de la manifestation des Gilets jaunes samedi.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Répondant à une question du sénateur socialiste de Moselle ,Jean-Marc Todeschini , Christophe Castaner revient sur « la polémique », déclenchée après les propos de Benjamin Griveaux, qui déclarait que les militaires de Sentinelle seraient mobilisés samedis, pour sécuriser la manifestation des Gilets jaunes.

Militaires : « Leur fonction première est de protéger les Français »

Christophe Castaner souhaite « rassurer » : « Il n’est pas question que les militaires soient détournés de leur fonction. » Il rappelle que « leur fonction première est de protéger les Français du risque terroriste, pas de gérer l’ordre public ».

Il poursuit, arguant que les militaires ont « de très grandes qualités », mais ne sont « ni formés, ni équipés » pour gérer l’ordre public. Ainsi, samedi, ils seront présents « pour épauler les Français et les forces de l’ordre », mais en aucun cas POUR faire du maintien de l’ordre.

Il précise la mission des militaires Sentinelle : « A certains endroits, ils se substitueront aux forces de l’ordre, pour garder des bâtiments qui ne sont pas exposés au risque de manifestation. » Cette substitution permettra de redéployer des policiers et gendarmes ailleurs.

Le ministre conclut : « Il y a eu un emballement, cet emballement peut être clos immédiatement. »

Partager cet article

Dans la même thématique

EdouardBalladur
6min

Politique

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur est mort à l’âge de 97 ans 

Edouard Balladur, Premier ministre de mars 1993 à mai 1995, est décédé lundi à Paris à l'âge de 97 ans. Secrétaire général de l’Elysée sous Pompidou, député, ministre de l’Economie et des finances, c’est surtout son passage à Matignon lors de la deuxième cohabitation qu’Édouard Balladur affirmera son statut d’homme d’Etat. Après son échec au premier tour de la présidentielle de 1995 sur fond de division de la droite, il ne parviendra jamais à revenir au premier plan du paysage politique, mais demeurera une personnalité incontournable de la Vème République.

Le

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le