Gilets jaunes : « Il n’est pas question d’utiliser les militaires pour gérer l’ordre public » assure Christophe Castaner
Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, revient sur la mobilisation des militaires Sentinelle pour sécuriser les lieux publics lors de la manifestation des Gilets jaunes samedi.

Gilets jaunes : « Il n’est pas question d’utiliser les militaires pour gérer l’ordre public » assure Christophe Castaner

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, revient sur la mobilisation des militaires Sentinelle pour sécuriser les lieux publics lors de la manifestation des Gilets jaunes samedi.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Répondant à une question du sénateur socialiste de Moselle ,Jean-Marc Todeschini , Christophe Castaner revient sur « la polémique », déclenchée après les propos de Benjamin Griveaux, qui déclarait que les militaires de Sentinelle seraient mobilisés samedis, pour sécuriser la manifestation des Gilets jaunes.

Militaires : « Leur fonction première est de protéger les Français »

Christophe Castaner souhaite « rassurer » : « Il n’est pas question que les militaires soient détournés de leur fonction. » Il rappelle que « leur fonction première est de protéger les Français du risque terroriste, pas de gérer l’ordre public ».

Il poursuit, arguant que les militaires ont « de très grandes qualités », mais ne sont « ni formés, ni équipés » pour gérer l’ordre public. Ainsi, samedi, ils seront présents « pour épauler les Français et les forces de l’ordre », mais en aucun cas POUR faire du maintien de l’ordre.

Il précise la mission des militaires Sentinelle : « A certains endroits, ils se substitueront aux forces de l’ordre, pour garder des bâtiments qui ne sont pas exposés au risque de manifestation. » Cette substitution permettra de redéployer des policiers et gendarmes ailleurs.

Le ministre conclut : « Il y a eu un emballement, cet emballement peut être clos immédiatement. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le

Gilets jaunes : « Il n’est pas question d’utiliser les militaires pour gérer l’ordre public » assure Christophe Castaner
4min

Politique

Aide à mourir : le Sénat rejette le texte, la gauche dénonce un « sabordage »

Après avoir supprimé lundi, l’article 2, clé de voûte de la proposition de loi sur l’aide à mourir, le Sénat a rejeté l’ensemble du texte, en adoptant des amendements de suppression sur l’ensemble des articles. A gauche comme à droite, chacun s’est renvoyé la responsabilité de ce « sabordage ».

Le

Gilets jaunes : « Il n’est pas question d’utiliser les militaires pour gérer l’ordre public » assure Christophe Castaner
3min

Politique

« François Hollande veut l’union des centres, nous voulons l’union de la gauche », estime Clémentine Autain

Invitée de notre matinale, Clémentine Autain a lancé un ultimatum au Parti socialiste, et appelle le PS à « trancher » sur sa participation ou non à la primaire de la gauche « non-mélenchoniste. » Si la primaire ne se tient pas, la cofondatrice du parti l’Après n’entend pas être « la candidate de la division » et n’exclut « aucune hypothèse », même un ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

Le

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le