Gilets jaunes: « impossible pour la CGT de défiler à côté du FN »
Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a jugé vendredi "impossible d'imaginer la CGT défiler à côté du Front national"...

Gilets jaunes: « impossible pour la CGT de défiler à côté du FN »

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a jugé vendredi "impossible d'imaginer la CGT défiler à côté du Front national"...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a jugé vendredi "impossible d'imaginer la CGT défiler à côté du Front national" (Rassemblement national) à l'occasion de la journée de protestation des "gilets jaunes" samedi.

"C'est impossible. Vous avez vu les campagnes du maire de Béziers (Robert Ménard, ndlr) ? C'est absolument scandaleux. La CGT ne peut pas défiler à côté de ce genre d'individus ou de partis politiques", a affirmé M. Martinez sur France Inter.

"Le Front national critique toutes les mobilisations de salariés, refuse de s'attaquer à ceux qui ont beaucoup d'argent et s'en prend aux étrangers... Ce n'est pas notre référence, on n'ira pas défiler à côté d'eux", a-t-il insisté.

Le secrétaire général de la CGT a aussi dénoncé des "récupérations pas que politiques, patronales aussi". "On sait bien que derrière le 'non à l'augmentation des taxes', il y a un certain nombre de patrons qui dans (les) taxes mettent les cotisations sociales par exemple", a affirmé M. Martinez.

"Des grands patrons" soutiennent le mouvement, a-t-il assuré en citant le nom de Michel-Edouard Leclerc qui, selon lui, "favorise les arrêts de travail" pour la journée de samedi.

M. Martinez estime également que la question du pouvoir d'achat est "beaucoup plus large que la suppression des taxes" réclamée par les "gilets jaunes".

"Le fond du fond c'est les salaires... Nous, on propose que le Smic soit revalorisé largement à la fin de l'année", a-t-il plaidé.

"Il faut favoriser des augmentations de salaires pour avoir accès à des véhicules propres", a-t-il ajouté.

Le gouvernement "essaie de répondre à une colère, mais c'est un pansement sur une jambe de bois", a-t-il jugé. "Quand on n'a pas de quoi se loger et pas de boulot, une prime pour l'achat d'une voiture ce n'est pas la première préoccupation", a-t-il argumenté.

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le