« Gilets jaunes »: les députés LFI accusent l’exécutif d’instrumentaliser la police
Le groupe La France insoumise à l'Assemblée a accusé mardi l'exécutif d'instrumentaliser la police lors des manifestations des ...

« Gilets jaunes »: les députés LFI accusent l’exécutif d’instrumentaliser la police

Le groupe La France insoumise à l'Assemblée a accusé mardi l'exécutif d'instrumentaliser la police lors des manifestations des ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le groupe La France insoumise à l'Assemblée a accusé mardi l'exécutif d'instrumentaliser la police lors des manifestations des "gilets jaunes", en dénonçant le "matraquage" de l'un de ses députés, Loïc Prud'homme, comme le "révélateur" d'une "dérive autoritaire".

"Un seuil a encore été franchi samedi" à Bordeaux où Loïc Prud'homme "a été matraqué alors qu'il quittait pacifiquement une manifestation", a estimé la députée du Val-de-Marne Mathilde Panot, en fustigeant "un gouvernement liberticide" qui "fait usage de la police et de la justice à des fins politiques".

Pour M. Prud'homme, présent à la conférence de presse, cet "incident" est "le révélateur d'une "dérive autoritaire".

L'élu de Gironde avait publié samedi un message, accompagné d'une vidéo sur les réseaux sociaux. Dans ses images, il montrait son oreille gauche, sur laquelle on distinguait une tache de sang. "Je me suis protégé avec la main (droite) et ce matin mes collègues me disent que ma main est bien enflée", a indiqué le député de 49 ans, qui dit avoir effectué un signalement auprès de l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) samedi, puis déposé plainte lundi à l'hôtel de police de Bordeaux en vue d'obtenir un examen médico-légal.

"Au regard des blessures infligées à de nombreux +gilets jaunes+, des gens qui ont perdu des mains et des yeux, je ne me plains pas de mon sort. Ce n'est pas la question. (La question) c'est l'utilisation des forces de police et de la justice", a-t-il ajouté en demandant à ce que le préfet de Gironde soit "relevé de ses fonctions".

Samedi, le préfet Didier Lallement avait rapidement répliqué sur le compte Twitter de la préfecture au message de Loïc Prud'homme: les forces de l'ordre "ont correctement fait leur travail" lors d'une "manifestation non déclarée".

"Plutôt que de demander une enquête, il approuve et soutient cet acte qui viole le droit de manifester", a réagi Mathilde Panot, ajoutant que si "Monsieur Castaner", ministre de l'Intérieur, "veut frapper, nos députés, qu'il vienne le faire lui-même, au moins ce sera plus clair!"

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le

Office Francais de l’Immigration et de l’Integration a Nice
6min

Politique

Présidentielle : l’immigration, nouveau clivage à gauche ?

Alors que les propos de François Ruffin « contre l’immigration de travail » ont fait réagir jusque dans son propre camp, les premiers débats de la campagne présidentielle prennent forme. À gauche, l’immigration pourrait devenir un véritable clivage entre les candidats.

Le

Minister Naïma Moutchou Visits the Tribe of Easo on Lifou Island
7min

Politique

Nouvelle-Calédonie : le gouvernement s’appuie sur un texte du Sénat, examiné dès le 18 mai, pour élargir le corps électoral   

A quelques semaines des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement compte s’appuyer sur une proposition de loi du sénateur LR, Georges Naturel, pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral, sujet de tension dans l’Archipel qui avait conduit à des violences insurrectionnelles, il y a deux ans. Le texte devrait être examiné au Sénat le 18 mai. 

Le