« Gilets jaunes »: les réformes vont se poursuivre en France
Le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire a estimé dimanche que l'image de son pays restait "intacte" après presque trois...

« Gilets jaunes »: les réformes vont se poursuivre en France

Le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire a estimé dimanche que l'image de son pays restait "intacte" après presque trois...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire a estimé dimanche que l'image de son pays restait "intacte" après presque trois mois de manifestations des "gilets jaunes", et que le gouvernement, tout en étant à l'écoute des "colères", irait au bout des réformes.

Le président français "Emmanuel Macron a pris des engagements pendant sa campagne (en 2017), notamment l'engagement d'une transformation en profondeur du modèle économique français", a déclaré à l'AFP M. Le Maire, en marge d'un forum international à Dubaï.

"Nous irons au bout de cette transformation (...) parce qu'elle commence à donner des résultats avec notamment un niveau de croissance qui reste solide malgré les incertitudes européennes et mondiales", a-t-il affirmé.

"Il faut continuer à tenir les engagements et les promesses du président de la République, tout en étant capables d'accorder plus d'attention à ceux qui se sentent marginalisés", a-t-il ajouté.

Comme on lui demandait si les manifestations en France, parfois accompagnées de violences urbaines, nuisaient à l'image du pays à l'étranger, le ministre a répondu: "L'image française reste intacte, mais je vais être très sincère, il y a aussi beaucoup de questions qui sont posées par des investisseurs, des responsables politiques, des acteurs privés".

"En ce début du XXIe siècle, le capitalisme rencontre des difficultés et provoque des colères qui se manifestent différemment dans les nations développées, mais elles se manifestent partout, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en France, en Italie", a déclaré M. Le Maire, ajoutant qu'il fallait apporter "une réponse globale" aux "inégalités" et aux "injustices".

Samedi, plus de 51.000 "gilets jaunes" ont manifesté en France pour leur acte 13, selon le ministère de l'Intérieur.

Ce mouvement inédit, né sur les réseaux sociaux de la contestation d'une nouvelle taxe dite "écologique", a essaimé depuis mi-novembre dans toute la France et poussé le gouvernement à des mesures sociales et au lancement d'un grand débat national.

Le gouvernement a annoncé fin décembre 10 milliards d'euros de mesures sociales et fiscales, sans réussir à apaiser ce mouvement très fragmenté, sans leader incontesté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le