Gilles Le Gendre élu président des députés LREM
Le député de Paris Gilles Le Gendre, 60 ans, a été élu mardi nouveau président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, succédant...

Gilles Le Gendre élu président des députés LREM

Le député de Paris Gilles Le Gendre, 60 ans, a été élu mardi nouveau président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, succédant...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le député de Paris Gilles Le Gendre, 60 ans, a été élu mardi nouveau président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, succédant à Richard Ferrand.

"Nous sommes tous unis pour aller de l'avant", a déclaré à la presse après le vote M. Le Gendre, qui faisait figure d'héritier de M. Ferrand, passé au perchoir.

Il l'a largement emporté au second tour de ce scrutin interne par 157 voix contre 107 à Roland Lescure, a indiqué le groupe.

Au premier tour, c'est ce dernier, président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée, qui menait de peu, par 76 voix contre 74 à M. Le Gendre.

Gilles Le Gendre était jusqu'alors l'un des vice-présidents et l'un des porte-parole du groupe des "marcheurs".

Ce proche de Richard Ferrand s'est engagé en politique après une carrière dans la presse économique et la création de plusieurs sociétés de conseil.

Libéral convaincu et "marcheur" dès mi-2016, il a emporté sa circonscription face à l'ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, puis a œuvré au Palais Bourbon à la structuration du jeune groupe majoritaire.

Dans sa profession de foi de candidat, il a plaidé pour "plus de collégialité", "plus de politique" et "plus d'efficacité".

Dans les couloirs de l'Assemblée, Bruno Bonnell, un temps lui-même candidat, s'est félicité qu'"une véritable nouvelle page s'ouvre, plus technique et plus politique". Le nouveau patron du groupe doit apporter "de la cohésion" et doit "remettre toutes les énergies dans la bonne direction", a-t-il ajouté devant la presse. Les messages de félicitations de membres du groupe ont aussi afflué sur Twitter.

Au premier tour mardi matin, les trois femmes dans la course, Amélie de Montchalin (cheffe de file LREM de la commission des Finances), Laetitia Avia (porte-parole du mouvement LREM) et Brigitte Bourguignon (figure de l'aile gauche) avaient récolté respectivement 45, 32 et 19 suffrages. Deux autres candidats, Jean-Charles Colas-Roy et Rémy Rebeyrotte, avaient obtenu 17 et 8 voix.

Valérie Rabault (PS), seule femme à présider un groupe politique à l’Assemblée, a regretté que cette élection tende "à accréditer l’idée" qu'il existe un "plafond de verre" pour les femmes dès lors que "l’on aborde des sujets très politiques".

parl-reb/jri/nm

Partager cet article

Dans la même thématique

Gilles Le Gendre élu président des députés LREM
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le

lisnard ok
13min

Politique

« Personne ne le connaît, mais tout le monde en parle » : David Lisnard, réel « engouement » ou « bulle algorithmique » ?

C’est le « caillou dans la chaussure » de Bruno Retailleau. David Lisnard, candidat très libéral et conservateur, vient bousculer la campagne du président des LR, qui peine à décoller. Grâce à une stratégie savamment orchestrée sur les réseaux sociaux, qui a fait connaître la « marque » Lisnard et lui a ouvert la porte des sondages, le maire de Cannes espère jouer sa carte. Reste à savoir jusqu’où.

Le

Gilles Le Gendre élu président des députés LREM
5min

Politique

« Dérive autoritaire » : la gauche sénatoriale vent debout après l’adoption d’un amendement sur le blocage de certains contenus sur les réseaux sociaux 

En séance, le gouvernement a fait adopter un amendement permettant à l’autorité administrative de bloquer des contenus issus des réseaux sociaux lorsque des appels à la violence et au pillage y sont diffusés. Un amendement qui a provoqué la colère de la gauche sénatoriale dénonçant une dérive autoritaire.

Le