Glyphosate : « Il y a eu une véritable résistance du système actuel », dénonce Joël Labbé
Sujet incontournable du Salon de l’Agriculture, l’usage du glyphosate fait toujours débat. Sur le plateau de Public Sénat, deux positions irréconciliables s’affrontent, celle du sénateur écologiste Joël Labbé et celle de Jean Bizet qui dénonce un « emballement médiatique » autour du pesticide.

Glyphosate : « Il y a eu une véritable résistance du système actuel », dénonce Joël Labbé

Sujet incontournable du Salon de l’Agriculture, l’usage du glyphosate fait toujours débat. Sur le plateau de Public Sénat, deux positions irréconciliables s’affrontent, celle du sénateur écologiste Joël Labbé et celle de Jean Bizet qui dénonce un « emballement médiatique » autour du pesticide.
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« L’Anses (l'agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a admis de classer le glyphosate comme cancérigène potentiel mais au même titre que la charcuterie, le café ou les boissons très chaudes donc il faut relativiser les choses », affirme le sénateur LR de la Manche, Jean Bizet. Une position frontalement opposée à celle de son collègue écologiste, Joël Labbé qui alerte sur l'explosion des maladies environnementales. L’interdiction du glyphosate prévu en 2021 avait suscité des inquiétudes chez les exploitants. Des inquiétudes entendues par le président de la République qui, dans une récente interview, a réaffirmé que cet objectif « ne sera pas tenable sur la totalité des exploitations ».

« J'ai toujours indiqué que nous ne laisserions pas les agriculteurs sans solutions. Le gouvernement a saisi l'Anses et l'Inra pour identifier les alternatives viables et pour organiser une sortie du glyphosate sur des bases objectives », rappelle également Emmanuel Macron.

Dans ce débat, Joël Labbé appelle à de réelles évolutions. « Il y a eu une véritable résistance du système actuel qui ne voulait pas reconnaître les méfaits des pesticides », dénonce le sénateur. Si Jean Bizet assure que les produits de substitution au glyphosate n’existent pas, Joël Labbé clame le contraire et dénonce les conséquences sanitaires et environnementales de cette substance. « C’est collectivement que l’on doit sauver notre agriculture mais ce sera par le biais d’une agriculture vertueuse qui doit être aidée par la PAC en tant qu’agriculture vertueuse et non plus à l’hectare comme c’est le cas actuellement », souligne le sénateur écologiste.

Partager cet article

Dans la même thématique

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
5min

Politique

Nouvelle dissolution avant la présidentielle 2027 ? Une « instrumentalisation » de la Constitution que rien n’interdit

Plusieurs conseillers du camp présidentiel évoquent dans la presse la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale avant la tenue de la présidentielle 2027 pour compliquer la possible arrivée au pouvoir du Rassemblement national. Un scénario inédit sous la Vème République, que rien n’interdit formellement, mais qui dévoierait l’esprit de la Constitution, de l’avis de plusieurs juristes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le