Glyphosate: les réactions politiques après la condamnation de Monsanto aux Etats-Unis
Voici des réactions politiques lundi après la condamnation du géant agrochimique américain Monsanto, vendredi aux Etats-Unis,...

Glyphosate: les réactions politiques après la condamnation de Monsanto aux Etats-Unis

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Voici des réactions politiques lundi après la condamnation du géant agrochimique américain Monsanto, vendredi aux Etats-Unis, pour ne pas avoir informé de la dangerosité du Roundup, dont le principe actif est le glyphosate, produit chimique très critiqué, notamment en Europe, mais toujours utilisé par les agriculteurs.

- Florence Portelli (LR), secrétaire générale de Libres!, le mouvement de Valérie Pécresse : "Je suis particulièrement inquiète de l'indécision du gouvernement sur le sujet. (...) On a un ministre de l'écologie qui pour le moment a plutôt subi que décidé. Moi j'attends un d'Artagnan plutôt qu'un Don Quichotte de l'environnement et je n'aimerais pas que le glyphosate soit le chlordécone connu dans les Antilles. (...) Il faut vraiment un calendrier qui soit extrêmement ferme (...) et aussi qu'on porte notre voix à l'échelle européenne" (sur LCI).

- François de Rugy, président LREM de l'Assemblée nationale: "La bonne démarche pour se débarrasser définitivement de ces produits dangereux : travailler avec les agriculteurs sur les solutions alternatives et fixer une date butoir. Comme cela a été fait pour les néonicotinoïdes" (tweet).

- Sylvain Maillard, député LREM de Paris : "Nous avons mobilisé beaucoup de crédits pour que les instituts de recherche privés et publics puissent trouver des alternatives. Il n'y a pas de solution générale. On ne va pas remplacer une molécule par une autre (...) Il faut qu'on travaille usage par usage (...) Stéphane Travert et Nicolas Hulot travaillent ensemble. C'est une vraie équipe, un tandem." (Europe 1)

- Florian Philippot, président du parti Les Patriotes : "Nicolas Hulot ressort affaibli, on voit bien l'étendue de son inaction. (...) Il a montré depuis le début qu'il trahissait ceux qui avaient mis leur confiance en lui. (...) Pour retrouver notre souveraineté alimentaire et notre indépendance agricole, nous devons sortir de l'union européenne". (France Inter)

- Karima Delli, eurodéputée Europe Ecologie - Les Verts : "Nicolas Hulot est un ministre dont on a besoin : il est convaincu par la question de la santé et de l'environnement. (...) Il est temps pour lui de taper du poing sur la table et dire à ses voisins européens de prendre acte de ce jugement. (...) Le problème est que l'on a entraîné nos agriculteurs dans un système qui dépend du glyphosate depuis une trentaine d'années (...) Il faut arrêter la langue de bois. Il y a la FNSEA qui fait un lobby d'enfer pour notamment ne pas arrêter le glyphosate. Ce syndicat doit comprendre que la majorité des victimes sont des agriculteurs". (France Inter)

- Nicolas Bay, eurodéputé Rassemblement national : "je crois qu’il faut essayer d’aller très vite sur ce sujet. (…) Il faut évidemment créer les conditions pour qu’on puisse interdire le glyphosate, mais ce n’est pas simple parce qu’il faut d’abord trouver un vrai substitut, faire en sorte que nos agriculteurs, qui ne doivent pas être culpabilisés dans cette affaire, puissent avoir un produit qui soit équivalent, en efficacité, au glyphosate. Et ce produit, à ma connaissance, il n’a pas encore été trouvé". (sur franceinfo)

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