Grand débat national : « Je crois que c’est une chance pour la France », déclare Marc Fesneau
À la veille de l’ouverture du grand débat national, le ministre chargé des Relations avec le Parlement a indiqué sur Public Sénat que la France « avait besoin de ce moment-là ».

Grand débat national : « Je crois que c’est une chance pour la France », déclare Marc Fesneau

À la veille de l’ouverture du grand débat national, le ministre chargé des Relations avec le Parlement a indiqué sur Public Sénat que la France « avait besoin de ce moment-là ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

J-1 avant le coup d’envoi des deux mois du grand débat national. Invité de Public Sénat, le ministre chargé des Relations avec le Parlement a commenté sur Public Sénat la lettre envoyée aux Français par Emmanuel Macron, une adresse qui cadre le champ de la consultation et liste une trentaine de questions. « Je crois que c’est une chance pour la France », a répondu Marc Fesneau. « Quand l’initiative a été lancée par le président de la République, j’ai pensé que ça pouvait être un moment qui permette aux Français de retrouver le sens du dialogue […] et puis c’est une chance aussi pour essayer de construire un contrat de société sur un certain nombre de sujets. »

Pour l’ancien député MoDem, cette séquence était nécessaire dans la période actuelle. « Je pense qu’on avait besoin de ce moment-là, c’est un moment assez inédit, reconnaissons que ça n’a jamais été fait, en tout cas à ma connaissance sous cette forme-là ».

« La question de la justice fiscale et de la justice sociale n'est pas polarisée uniquement sur l'ISF »

La question de la fiscalité sera l’un des grands axes du débat. « Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets », a toutefois précisé le président de la République. Est-ce à dire que tout rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF) est exclu ? « La question de l’ISF en tant que telle n’est pas levée mais la question de la justice fiscale est levée […] je n’imagine pas que cette question-là ne soit pas levée à l’intérieur », a expliqué Marc Fesneau, qui rappelle qu’Emmanuel Macron « dit lui-même qu’aucune question n’est taboue ». « La question de la justice fiscale et de la justice sociale n'est pas polarisée uniquement sur l'ISF. »

Parmi les autres thèmes qui jalonneront les échanges dans le pays : la question de l’immigration. « Ce n’est pas malsain de la poser cette question-là dès lors qu’elle est posée dans les termes dans lesquels elle est posée par le président de la République », a indiqué le ministre. « Il me semble que ce sont des termes qui sont respectueux des uns et des autres. »

Marc Fesneau défend le « rôle important du Sénat »

Sur la thématique institutionnelle, Emmanuel Macron a aussi soulevé la question de l’avenir du Sénat et de son éventuelle transformation, allant bien plus loin qu’une simple évolution du Cese. « Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ? » peut-on lire dans sa lettre.

Pour Marc Fesneau, les termes posés permettent de dire « comment réaffirmer le rôle du Sénat de représentant des territoires ». Rappelant son attachement à la chambre haute, le ministre a souligné que cette chambre avait un « rôle important et éminent » ainsi qu’un « rôle d’équilibre dans les institutions ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Glucksmann
6min

Politique

Le sénateur Place Publique Bernard Jomier appelle à créer « un intergroupe » rassemblant les pro-Glucksmann au Sénat

« Il va y avoir un travail en commun des sénateurs qui soutiennent Raphaël Glucksmann », soutient le sénateur de Paris, après la victoire écrasante de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il tend notamment « la main » aux sénateurs écologistes, qu’il a rejoints. Mais du côté du groupe PS, l’initiative laisse pour l’heure plus dubitatif.

Le

Bram: Raphael Glucksmann at Les Rencontres de la Gauche
8min

Politique

Présidentielle : de quels moyens va bénéficier Raphaël Glucksmann, désormais candidat du PS, pour faire campagne ?

Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Modernisation de la radio : la proposition de loi de Laurent Lafon pour assouplir la réglementation et soutenir le secteur

Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.

Le

Paris Students and Police face to face
6min

Politique

Mobilisation lycéenne : le recours aux gardes à vue est-il justifié ?

Depuis le début du mouvement, 6 877 personnes ont été placées en garde à vue, dont une très grande majorité de mineurs. Une mesure de contrainte injustifiée selon plusieurs avocats, qui y voient plutôt une volonté de la part des forces de l’ordre de sanctionner les manifestants.

Le