Grand débat national : « Le Président organise son show » selon Renaud Muselier
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Renaud Muselier président de la Région Sud, affirme qu’il apportera sa contribution au Grand débat national mais accuse Emmanuel Macron « d’organiser son show ».

Grand débat national : « Le Président organise son show » selon Renaud Muselier

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Renaud Muselier président de la Région Sud, affirme qu’il apportera sa contribution au Grand débat national mais accuse Emmanuel Macron « d’organiser son show ».
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est au centre d’un gymnase, au milieu de 600 maires, qu’Emmanuel Macron a lancé lundi le grand débat national qu’il a lui-même annoncé en décembre dernier, en réponse à la crise des gilets jaunes. Le lieu choisi, Grand Bourgtheroulde (3.700 habitants), est une commune de l’Eure, département de Sébastien Lecornu. Après sept heures d’échanges, le Président a eu le droit à une standing-ovation des maires et a semblé avoir réussi à calmer le jeu avec les élus.

Ce matin, Renaud Muselier n’oublie pas les tensions avec Emmanuel Macron : « Nous, à la Région, le débat on le fait toute l’année. On va jouer le jeu car on a été humiliés, martyrisés, nous les présidents de Régions, par le Président de la République. Comme les présidents de départements, les maires. »

Le président de la Région Sud accuse le Président de la République « d’organiser son show » : « En fait il organise un grand show pour lui et il revient dans le cadre de la campagne présidentielle pour faire valoir son ego et la performance de son talent. On n’est pas dans le cadre de la campagne, on est dans l’organisation d’un calme républicain, qu’il faut rétablir pour avoir de l’action. Aujourd’hui le Président de la République organise un échange, c’est plutôt son show. »

Il conclut en affirmant que la Région Sud participera au débat mais reste dubitatif : « Avec les cahiers de doléances qui reviennent, nous, nous participerons avec nos propositions comme on le fait avec les présidents de régions et comme nous l’avons fait avec le Président du Sénat et l’appel de Marseille. Dans cette démarche, la Région Sud participera. Est-ce nous serons écoutés ? C’est une autre question. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le