Grand Paris: L’interdiction des véhicules les plus polluants débute lundi
La Métropole du Grand Paris (MGP) va interdire à partir de lundi la circulation des véhicules les plus polluants autour de la...

Grand Paris: L’interdiction des véhicules les plus polluants débute lundi

La Métropole du Grand Paris (MGP) va interdire à partir de lundi la circulation des véhicules les plus polluants autour de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La Métropole du Grand Paris (MGP) va interdire à partir de lundi la circulation des véhicules les plus polluants autour de la capitale, mais se donne jusqu'en 2021, après les municipales, pour sanctionner les contrevenants et harmoniser son dispositif avec celui plus strict de Paris.

"Nous voulons être pragmatiques et pédagogiques, nous ne voulons pas une écologie imposée, mais une écologie acceptée et issue de la concertation", a déclaré mercredi Patrick Ollier, président de la MGP, lors d'une conférence de presse, en pleine canicule sur la France, provoquant une pollution à l'ozone qui a poussé à mettre en place la circulation différenciée dans plusieurs villes, dont Paris.

Le dispositif avait été voté en novembre: il s'agit dans un premier temps d'interdire la circulation à tous les véhicules classés Crit'Air 5 ou non classés, c'est-à-dire les véhicules diesel de plus de 18 ans et essence de plus de 21 ans, dans un large périmètre situé à l'intérieur de l'A86, qui forme une boucle autour de Paris.

Mais la mesure étant mise en place sur la base du volontariat des communes, toutes celles du périmètre concerné n'y participent pas. Au total, une majorité (47 sur 79) ont choisi d'adhérer à cette Zone à faible émission (ZFE), soit "74% de la population" concernée, ainsi que quatre communes hors du périmètre.

Mais aucune sanction n'est prévue avant 2021, a assuré M Ollier. "Il y aura une période de pédagogie, et ensuite une période de sanction, à partir de 2021, à cause des élections municipales", a-t-il dit.

"On travaille avec l'Etat pour la mise en place d'une vidéo-verbalisation", peut-être via le réseau de camera vidéo des communes, a-t-il expliqué. "Tout ceci sera réglé pour 2021", a-t-il dit.

Un calendrier progressif doit ensuite étendre cette interdiction aux autres vignettes, pour atteindre en 2030 l'objectif de 100% de "véhicules propres" en circulation.

Mais "si on attend 2021 pour la verbalisation, c'est aussi parce que je souhaite que l'interdiction au niveau de la Métropole du grand Paris et celle de la ville de Paris soit la même", a-t-il justifié. Paris a lancé dès 2015, une première zone à circulation restreinte, puis depuis 2017 a interdit la circulation des véhicules Crit'air 5. Lundi, ce sera au tour des véhicules estampillés Crit'air 4 qui seront interdits.

M. Ollier juge "stupide qu'on sanctionne seulement les Crit'air 5 et pas les crit'air 4", si Paris le fait de son côté. On a une bonne année de pédagogie pour y arriver", estime-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le