Grève à Vélib’: les premières lettres de licenciement sont tombées
Plusieurs salariés grévistes de Vélib' ont reçu leur lettre de licenciement de l'opérateur Smovengo, ont annoncé dimanche les...

Grève à Vélib’: les premières lettres de licenciement sont tombées

Plusieurs salariés grévistes de Vélib' ont reçu leur lettre de licenciement de l'opérateur Smovengo, ont annoncé dimanche les...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Plusieurs salariés grévistes de Vélib' ont reçu leur lettre de licenciement de l'opérateur Smovengo, ont annoncé dimanche les syndicats CGT et Sud qui dénoncent une faillite "sociale" en plus d'une "faillite industrielle" du dispositif de vélo en libre-partage à Paris.

Smovengo "vient de franchir une nouvelle étape dans la politique du pire", écrit un communiqué commun qui annonce que plusieurs salariés ont reçu samedi leur "lettre de licenciement pour fait de grève".

"A la faillite industrielle du nouveau Vélib' vient s’en ajouter une sociale", poursuit le texte, rappelant le conflit entamé le 17 avril dernier pour des revendications salariales.

Les syndicats, en annonçant une conférence de presse lundi pour évoquer leur "riposte", ont dénoncé par ailleurs "l’exécutif parisien et la présidente du syndicat mixte (des élus) Autolib' Vélib', la maire PS du XIIe Catherine Baratti-Elbaz, qui ont "refusé de recevoir les grévistes" et ont repris "les arguments fallacieux de Smovengo sur le caractère prétendument illicite de la grève".

Le tribunal de grande instance de Paris avait estimé, le 14 mai, que la grève était "illicite", faute de préavis. Salariés et direction n'avaient pas eu la même lecture de cette décision, Smovengo estimant que cela signifiait que le travail devait être repris, les grévistes estimant au contraire que cela ne leur avait pas été dûment notifié.

Contactée par l'AFP, Smovengo a indiqué qu'elle ne "commentait pas les décisions qu’elle prendrait à titre individuel" à l'égard de ses salariés. "Smovengo respecte à la lettre les règles et les lois", a ajouté un communiqué.

Des lettres, rendues publiques, évoquent un licenciement "pour faute grave", un "manque de professionnalisme et de loyauté certain".

Dans un communiqué, le groupe communiste des élus de Paris a estimé qu'il était "encore temps pour la direction de Smovengo de se montrer à la hauteur en matière de dialogue social. Ce qu'elle a démontré ne pas savoir faire jusqu'à présent".

"Ce patron voyou devra être condamné s'il ne renoue pas le dialogue", a ajouté le président du groupe Nicolas Bonnet-Oulaldj qui dénonce un groupe qui "à aucun moment ne reconnaît une seule faute, un seul manquement alors que depuis la reprise par Smovengo du système Vélib', on va de catastrophe en catastrophe".

Une trentaine des 88 agents sur le terrain avaient été convoqués lundi dernier pour des entretiens individuels auxquels ils avaient refusé d'assister, souhaitant être reçus collectivement.

Le consortium, qui prend la suite de JCDecaux depuis le 1er janvier, a dû mettre sur pied un plan pour sortir de la crise dans laquelle se trouve ce service public, très en retard de déploiement.

Partager cet article

Dans la même thématique

Photo illustration bois de sapin pour le chauffage
6min

Politique

Climat : les forêts françaises, « puits de carbone » en danger, alerte l'ONG Canopée

Dans un rapport publié ce lundi, l'association de protection des forêts Canopée pointe la réduction de la surface des forêts françaises, puits de carbone qui compensent les émissions de CO2, et indispensables à l'objectif de neutralité carbone à horizon 2050. Une hausse des prélèvements de bois qui s'explique notamment par une hausse des usages énergétiques.

Le

FREE CHRISTOPHE GLEIZES
7min

Politique

Christophe Gleizes, 1 an en prison : « Nous réfléchissons à entrer dans une phase plus offensive de la campagne pour sa libération »

Christophe Gleizes, journaliste sportif de 37 ans, est détenu en Algérie depuis un an. Il a été condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » avec mandat de dépôt. Ce lundi, RSF réitère son appel à une « libération immédiate ». Thibaut Bruttin, directeur général de l’organisation qui chapeaute le comité de soutien du journaliste sportif, fait un point pour Public Sénat sur la situation.

Le

Grève à Vélib’: les premières lettres de licenciement sont tombées
4min

Politique

Loi agricole : le gouvernement s'opposera à la réintroduction de l'acétamipride, « mais souhaite que le débat puisse avoir lieu dans un cadre parlementaire dédié », indique Mathieu Lefèvre

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour Chez Vous », le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, a rappelé la position du gouvernement sur la réintroduction à titre dérogatoire de deux produits phytosanitaires, l'acétamipride et le flupyradifurone, des insecticides interdits en France mais autorisés ailleurs en Europe, que les sénateurs souhaitent mettre en place dans le projet de loi d'urgence agricole dont l'examen démarre ce lundi au Sénat.

Le

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le