Grève : « Ce n’est pas les égoïstes nantis qui ont manifesté hier, c’est tout un peuple » déclare Alexis Corbière
Alors que les manifestations d’hier contre la réforme des retraites ont rassemblé 800 000 personnes selon la police et 1,5 million selon les syndicats, le député de la France Insoumise se félicite d’un mouvement social qui rassemble les Français.

Grève : « Ce n’est pas les égoïstes nantis qui ont manifesté hier, c’est tout un peuple » déclare Alexis Corbière

Alors que les manifestations d’hier contre la réforme des retraites ont rassemblé 800 000 personnes selon la police et 1,5 million selon les syndicats, le député de la France Insoumise se félicite d’un mouvement social qui rassemble les Français.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Cheminots, étudiants, travailleurs du privé, enseignants ou personnels de santé… tous ont défilé hier dans plus de 245 rassemblements partout en France. « Il existe depuis des décennies le droit de faire grève, le droit de manifester. N'ayons pas peur de ce droit, utilisons-le » conseille le député FI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière. Satisfait de l’ampleur nationale contre la réforme des retraites, il appelle à ne rien lâcher sur les revendications.

« La technique du gouvernement c'est de dire ‘ce sont les privilégiés qui manifestent’. Les régimes spéciaux - RATP, EDF, SNCF - c'est 3% seulement des retraités, c'est 320 000 personnes » décompte Alexis Corbière, qui y oppose « près de 30 millions de retraités ».

 Le député FI rappelle que cette réforme voulue par le gouvernement va concerner tout le monde, toutes catégories socio-professionnelles confondues. « Ce n'est pas les égoïstes nantis qui ont manifesté hier, c'est tout un peuple, quelle que soit sa profession, qui dit ‘attention’. »

Alexis Corbière et la France Insoumise appellent au retrait pur et simple de la réforme. Mais les négociations risquent d’être très compliquées, reconnaît le député, qui se dit « inquiet » : « il y a un enjeu politique de la part du gouvernement d'incarner une posture de l'ordre de l'autorité, de siphonner ce qu'est la droite dans ce pays. Je pense qu'ils vont ne rien lâcher, pour des raisons politiques et électorales. »

Partager cet article

Dans la même thématique

France Fighting Fake News
3min

Politique

La chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion du territoire français

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.

Le

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le