Guerre en Ukraine : « Gagner la guerre en répandant la terreur, ça s’appelle le terrorisme », pour Bernard Guetta
Alors que le conflit s’enlise dans l’hiver, les Européens s’accordent pour rester ferme face au maître du Kremlin, sans pour autant renoncer à s’attabler un jour avec tous les protagonistes à la table des négociations.

Guerre en Ukraine : « Gagner la guerre en répandant la terreur, ça s’appelle le terrorisme », pour Bernard Guetta

Alors que le conflit s’enlise dans l’hiver, les Européens s’accordent pour rester ferme face au maître du Kremlin, sans pour autant renoncer à s’attabler un jour avec tous les protagonistes à la table des négociations.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Sur le front, l’hiver s’installe. Des températures négatives qui plongent les Ukrainiens dans un quotidien éprouvant comme le décrit amèrement l’eurodéputé italien du mouvement 5 étoiles, Fabio Castaldo : « Les Russes sont en train d’attaquer les infrastructures civiles, d’électricité, d’eau… des services fondamentaux pour la population civile ».

« Une population qui va littéralement mourir de froid »

Une situation humanitaire de plus en plus préoccupante pour les civils, qui ne sont pas épargnés par les attaques de l’armée russe. « Nous avons à nos frontières, celles de l’Union européenne, une population qui va littéralement mourir de froid, de soif et partiellement de faim. Parce que Monsieur Poutine au lieu de gagner la guerre sur le champ de bataille, et il en est bien incapable, il espère gagner la guerre en répandant la terreur. Parce qu’affamer des gens, les faire mourir de froid, détruire les bâtiments dans lesquels ils habitent, les hôpitaux, les écoles, les crèches, cela a un nom, ça s’appelle le terrorisme », tonne l’eurodéputé français du parti présidentiel, Bernard Guetta.

« Bâtir une architecture de sécurité sur le continent européen »

Les deux élus appellent à poursuivre les efforts financiers et logistiques fournis par l’Union européenne pour soutenir les soldats ukrainiens. Une position, pour Bernard Guetta, qui n’est pas en contradiction avec les propos tenus par Emmanuel Macron le 3 décembre dernier au micro de TF1 qui s’est interrogé sur les « garanties pour sa propre sécurité -à donner- à la Russie le jour où elle reviendra à la table des négociations ». Pour l’eurodéputé français « Le président a dit une chose très simple. Il a dit que le jour où la Russie serait revenue ou venue à la table des négociations, c’est-à-dire, le jour où en fait elle aura reconnu sa défaite, il faudra se préoccuper de bâtir une infrastructure, une architecture de sécurité sur le continent européen. Et pour cela, il faudra le faire avec la Russie ! »

« Une victoire stratégique totale contre une grande puissance nucléaire ? »

Des mots mal perçus, qui ont suscité de vives critiques de la part de Kiev et de plusieurs tenants de la ligne dure de l’UE vis-à-vis de la Russie. Mais pour l’italien, Fabio Castaldo, il ne faut jamais souhaiter l’effondrement total d’un adversaire : « Ce que j’essaie d’expliquer à mes amis des pays de l’est notamment, c’est : est-ce que ce serait dans l’intérêt de l’Union européenne d’avoir une victoire stratégique totale contre une grande puissance nucléaire ? Ce n’est pas possible, ce n’est pas dans la logique. Il faut avoir une victoire, mais pas une victoire totale qui puisse déclencher peut-être un effondrement à l’intérieur de la Russie qui serait à l’avantage des chinois. »

Revoir l’intégralité de l’émission en replay

Partager cet article

Dans la même thématique

Guerre en Ukraine : « Gagner la guerre en répandant la terreur, ça s’appelle le terrorisme », pour Bernard Guetta
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Guerre en Ukraine : « Gagner la guerre en répandant la terreur, ça s’appelle le terrorisme », pour Bernard Guetta
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le