La ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, a assuré dimanche qu'elle n'avait pas "peur" de se rendre en Guyane, en proie à un important mouvement social, mais remis une éventuelle visite au moment où "les conditions seront réunies".
"On pourra aller en Guyane lorsque les conditions seront réunies et que les choses auront bien avancé. Aujourd’hui ce que je souhaite, c’est le dialogue, l’identification des demandes pour pouvoir apporter des réponses", a déclaré la ministre sur franceinfo, assurant qu'elle n'avait "peur de rien".
"Nous voulons ce travail sérieux, nous ne voulons pas juste y aller pour pouvoir avoir une discussion large politique, et au bout ne pas avoir de réponses", a-t-elle ajouté, alors que des protestataires refusent de rencontrer la mission interministérielle envoyée samedi, réclamant la venue de ministres, et qu'un mot d'ordre de grève générale a été lancé à compter de lundi.
"Nous sommes avec une mission interministérielle de haute qualité, des gens qui connaissent parfaitement le territoire et qui ont le pouvoir de décider", a martelé Mme Bareigts sur Europe 1.
Des hommes masqués assurent le service d'ordre d'un meeting près de Cayenne, en Guyane française le 25 mars 2017
AFP
Cette délégation, menée par Jean-François Cordet, conseiller maître à la Cour des comptes et ancien préfet de Guyane, est composée de plusieurs hauts fonctionnaires connaissant bien la Guyane et issus de différents ministères. Elle comprend aussi Michel Yahiel, commissaire général de France Stratégie et ex-conseiller social de François Hollande.
Appelant "les uns et les autres à être dans le dialogue", la ministre a indiqué être "en lien de façon continue" avec la mission pour pouvoir "à Paris, avec le Premier ministre", "suivre pas à pas et apporter les réponses pas à pas".
La ministre a précisé que les membres de cette mission "écoutent, font un état des lieux très précis et agissent".
"La preuve hier, la mission a déjà annoncé des mesures très concrètes", a-t-elle souligné, citant le maintien du centre médical de Kourou, ou encore l'expérimentation d'un scanner à l'aéroport "pour le contrôle du trafic de drogue".
En ce qui concerne le renforcement de la sécurité, elle n'a pas exclu l'envoi de troupes supplémentaires, en plus de celles déjà envoyées en renfort. "Il y a eu des envois de troupes supplémentaires. (...) Aujourd'hui, si la demande est identifiée et qu'elle est évaluée techniquement (...), nous en parlons et nous déciderons de la nécessité, de combien, de qui et de où".
Depuis jeudi, des barrages routiers filtrants, soutenus par la classe politique, ont été installés sur l’ensemble du territoire pour réclamer un plan d’investissement massif et une amélioration de la prise en charge sanitaire, éducative et sécuritaire, dans cette collectivité territoriale de plus de 250.000 habitants.
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Au soir de l’acte IV des lycéens, le ministre Edouard Geffray a annoncé un « plan d’urgence » pour remplacer les enseignants absents en réaffectant 3 000 titulaires « dans les heures ou les jours qui viennent ». Les sénateurs interrogent la faisabilité de cette mesure.
Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.
Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.
Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.