La CGT, FSU et Solidaires ont soutenu lundi le mouvement de "grève générale illimitée" en Guyane, dénonçant l'absence de "véritables politiques publiques" et réclamant que le gouvernement ouvre de "réelles négociations" avec les grévistes.
"La Guyane et Kourou sont la vitrine mondiale de la fusée Ariane mais certainement pas la vitrine sociale du territoire", écrit dans un communiqué la CGT, qui apporte "son entier soutien aux salariés guyanais".
Elle appelle le gouvernement à répondre à la demande "des grévistes de pouvoir ouvrir de réelles négociations" avec lui. La confédération souligne qu'"un quart des enfants en Guyane n'ont pas accès à l'eau ou à l'électricité" et que 44% des familles y vivent sous le seuil de pauvreté, contre une moyenne nationale de 14%.
"La Guyane, depuis des décennies, fait l'objet de promesses non tenues aggravant la situation économique et sociale du territoire", s'inquiète-t-elle encore.
Former French prefect and head of the French government delegation in charge of negotiations with the strikers, Jean-François Cordet (C) speaks during a press briefing at the Guiana prefecture in Cayenne on March 26, 2017. French Guiana came to a standstill on March 26 on the eve of a major strike which has elbowed its way into France's presidential campaign. The territory, with about 250,000 inhabitants, relies on huge injections of public funds.
AFP
De son côté, la FSU dénonce "l'absence de véritables politiques publiques ambitieuses à la hauteur des défis démographiques, géographiques, économiques, écologiques et sociaux". Elle réclame "un engagement fort de l’État et le rétablissement du dialogue sociale".
Solidaires, qui apporte également "son soutien" à la grève, s'inquiète d'"une situation économique et sociale délétère". L'union syndicale dénonce "un abandon de l’État se comportant parfois comme au temps des colonies, une violence sociale sans précédent du système capitaliste qui laisse des milliers de jeunes et une grande partie de la population sans travail, et de paysans et paysannes sans terre".
Mis en cause par la gauche et le centre pour sa double casquette entre la présidentielle et l’association des maires de France, dont le congrès approche, le président de l’AMF, David Lisnard, n’y voit que des « vaguelettes pré-électorales ». S’il est réélu, il se mettra en retrait le temps de la campagne et « il y aura donc une direction collégiale » à l’AMF. Sur le fond, il défend les libertés locales et propose la création d’« un impôt universel local », mais « moins d’impôts nationaux ».
À la sortie des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le président du groupe Les Indépendants – République et Territoires, Claude Malhuret, est revenu sur la défaite de Donald Trump après les élections de mi-mandat de cette nuit.
Xavier Iacovelli, président du groupe Renaissance et habituel allié du gouvernement, demande au gouvernement l’annulation d’un décret du ministre du Travail daté du 3 novembre, qui restreint les conditions dans lesquelles les retraités peuvent cumuler leur pension avec un éventuel salaire.
Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl a demandé au gouvernement d’agir pour que « le racisme n’ait définitivement plus sa place sur les fréquences publiques », visant spécifiquement la chaîne CNews.