Guyane: Macron « déconnecté du pays réel » pour Marine Le Pen
Marine Le Pen, présidente du Front national, a estimé vendredi dans un communiqué que la visite du chef de l'Etat Emmanuel Macron...

Guyane: Macron « déconnecté du pays réel » pour Marine Le Pen

Marine Le Pen, présidente du Front national, a estimé vendredi dans un communiqué que la visite du chef de l'Etat Emmanuel Macron...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Marine Le Pen, présidente du Front national, a estimé vendredi dans un communiqué que la visite du chef de l'Etat Emmanuel Macron en Guyane "révélait une nouvelle fois (sa) déconnexion avec le pays réel".

"+Je ne suis pas le Père Noël+ a déclaré M. Macron avec le sens de la formule méprisante dont il a désormais le secret. Mais qu’il se rassure, les Français en général et nos compatriotes de Guyane en particulier, ne l’attendent pas comme tel !", écrit Mme Le Pen.

Pour elle, la "contestation" en Guyane "a pour principal fondement de dénoncer l’abandon de l’État dans ce territoire, abandon dont, comme son prédécesseur, M. Macron et certains élus locaux ne semblent pas avoir pris la mesure."

"Ce n’est pas en versant des millions voire des milliards d'euros que l’on va aider la Guyane, mais en s’attaquant avant tout aux deux principaux fléaux qui la touchent : l’immigration de masse et l’insécurité !" assure la députée du Pas-de-Calais, qui estime qu'"ensuite, et seulement ensuite, les aides financières deviendront efficaces."

Pour Mme Le Pen, il faut mettre en place "une politique globale à destination de l’Outre-mer" pour valoriser "les innombrables richesses économiques, mais aussi culturelles de la +France au-delà des mers+.

"Je ne suis pas le Père Noël parce que les Guyanais ne sont pas des enfants", avait affirmé jeudi Emmanuel Macron avant de tenter de rassurer vendredi en promettant que l'Etat respecterait son engagement d'investir plus d'un milliard d'euros en Guyane.

Pour dissuader l'immigration en Guyane, l'Etat va réduire à deux mois le versement de l'allocation versée aux demandeurs d'asile et conditionner à 15 ans de résidence sur le territoire l'accès au RSA, a aussi annoncé vendredi M. Macron. Il a également indiqué que l'envoi des "renforts" de forces de sécurité serait "accéléré".

Partager cet article

Dans la même thématique

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
9min

Politique

68 % des communes n’ont qu’une liste pour les municipales : « Démocratie confisquée » ou « illusion d’optique » liée au nouveau mode de scrutin ?

Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Guerre en Iran : Donald Trump peut-il se passer de l’accord du Congrès américain ?

Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.

Le