Hamon à Valls: « je ne procède pas par oukases »
Benoît Hamon, arrivé en tête au premier tour de la primaire socialiste élargie devant Manuel Valls, a estimé lundi que "la volonté de tourner la...

Hamon à Valls: « je ne procède pas par oukases »

Benoît Hamon, arrivé en tête au premier tour de la primaire socialiste élargie devant Manuel Valls, a estimé lundi que "la volonté de tourner la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Benoît Hamon, arrivé en tête au premier tour de la primaire socialiste élargie devant Manuel Valls, a estimé lundi que "la volonté de tourner la page est claire", soulignant, à l'adresse de son adversaire, que lui "ne procède pas par oukases".

Interrogé sur les propos de Manuel Valls, qui a estimé qu'une candidature de Benoît Hamon à la présidentielle conduirait à "la défaite assurée", M. Hamon a rétorqué, sur France Inter, que "tout ça, c'est de la vieille politique".

"Ce genre d'arguments (...), je le lui laisse. Je n'ai pas dénigré qui que ce soit dans cette campagne. Je ne procède pas par oukases, je suis ravi de débattre avec lui. J'espère qu'il aura un deuxième argument", a-t-il lancé.

Programme de Benoît Hamon
Programme de Benoît Hamon
AFP

"Il y a un message assez clair qui a été passé hier, à la fois parce que les électeurs m'ont placé en tête (...), et parce qu'ils ont donné aussi un score important à Arnaud Montebourg", a affirmé l'ex ministre de l'Education. "Cela veut dire que la volonté de tourner la page est claire. Il s'agit de regarder vers le futur".

Sur la question de la participation à cette consultation, qui restait à chiffrer définitivement lundi matin, il a indiqué qu'il aimerait que l'incertitude "soit levée assez rapidement".

"C'est moins qu'attendu, c'est pas mal non plus. La gauche est affaiblie, elle connaît une séquence compliquée", a-t-il dit.

Christophe Borgel, président du Comité national d'organisation de la primaire, a affirmé lundi matin que le nombre de votants du premier tour serait compris "entre 1,6 et 1,7 million".

Quant à un dialogue avec les deux candidats hors primaire, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, M. Hamon a répondu "je tenterai, oui". "Je ne suis pas dupe des portes closes auxquelles je risque de me cogner", a-t-il ajouté.

"Sur le fond, le dialogue est possible. (...) La question est +ceux-là veulent-ils parler+? (...) Mais je pense que vouloir la mort du PS, ça ne fait pas un projet politique", a-t-il poursuivi.

"En tout cas, si je suis choisi dimanche, j'aurai la légitimité démocratique d'un vote du peuple de gauche", a averti M. Hamon, jugeant que son projet politique "est de nature à rassembler bien au-delà du PS".

Partager cet article

Dans la même thématique

EU–Italy-Migrants-Court
5min

Politique

Centres de migrants à l’étranger, expulsions, détention… que contient le nouvel accord de l’UE sur le durcissement de sa politique migratoire ?

Les députés européens et les États membres ont abouti ce lundi à un compromis sur un durcissement inédit des règles migratoires de l’UE, symbolisé par l’autorisation des centres de migrants délocalisés hors du continent. L’accord prévoit aussi de faciliter les expulsions, deux après le vote du Pacte Asile et Migration, que la France n’a toujours pas transposé dans sa loi.

Le

Hamon à Valls: « je ne procède pas par oukases »
3min

Politique

Défense : la loi de programmation militaire « nécessaire » pour se préparer au mieux à « la possibilité d’un choc », affirme le général Olivier Kempf 

Invité de la matinale de Public Sénat, le général Olivier Kempf, a détaillé les priorités auxquelles la loi de programmation militaire tente de répondre. Ce dernier y voit un renforcement des capacités françaises jugé impératif pour répondre aux évolutions géostratégiques du monde contemporain.

Le