Hamon: « consternation » sur une partie du programme de Macron
Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle, a déclaré vendredi ressentir "une forme de consternation" face au...

Hamon: « consternation » sur une partie du programme de Macron

Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle, a déclaré vendredi ressentir "une forme de consternation" face au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle, a déclaré vendredi ressentir "une forme de consternation" face au programme économique d'Emmanuel Macron et ses objectifs de réduction de postes de fonctionnaires, produits d'"une tradition politique qui a échoué".

Interrogé sur les propositions du candidat d'En Marche ! à la présidentielle, qui prévoit de réduire la dépense publique de 60 milliards d'euros en cinq ans, et de supprimer jusqu'à 120.000 postes de fonctionnaire, M. Hamon a dit ressentir "une forme de consternation".

"Qui peut penser aujourd'hui que la solution pour notre pays c'est de faire exactement ce qu'ont fait tous les pays qui aujourd'hui sont en récession, c'est à dire continuer à réduire la dépense publique?" a demandé M. Hamon sur France 2. "C'est une obsession chez celles et ceux qui à Bruxelles, depuis maintenant plusieurs années, ne pensent qu'à cela", a-t-il ajouté.

"Aujourd'hui Emmanuel Macron nous propose quoi? De supprimer des postes de fonctionnaires comme Nicolas Sarkozy ou comme François Fillon. Quelle originalité, quelle audace!" a-t-il ironisé, qualifiant M. Macron de "candidat de centre-droit".

"Si c'était ça l'audace ou la modernité en politique, pardon de le dire, on l'a connu il y a 20 ou 30 ans en Angleterre ou en Allemagne," a-t-il encore fustigé, se disant "frappé du classicisme libéral des propositions d'Emmanuel Macron".

Le fondateur d'En Marche! a présenté vendredi le chiffrage de son projet qui entend "rest(er) dans l'épure des 3% de déficit". Il propose également 50 milliards d'euros d'investissement public sur le quinquennat (dont 15 milliards consacrés à la formation et 15 autres à la transition écologique et énergétique), et 20 milliards de baisse nette des prélèvements obligatoires.

"Ces objectifs appartiennent à une tradition politique qui a échoué. Voulons-nous une politique qui finalement remette en cause les grands piliers de l'égalité en France, qui considère que la réussite de ce pays repose uniquement sur quelques champions qui vont réussir individuellement et qui vont tirer la France vers le haut? Je ne crois pas à cela", a déclaré M. Hamon.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hamon: « consternation » sur une partie du programme de Macron
2min

Politique

Présidentielle : « Il faudra que les sociaux-démocrates et les modérés de la droite républicaine se retrouvent, car ce sera la seule façon de s’opposer aux extrêmes », plaide Hervé Marseille

Le président du groupe Union centriste du Sénat, allié des LR à la Haute assemblée, ne ferme pas la porte à un rapprochement « à un moment donné » avec les sociaux-démocrates, tels que François Hollande ou Bernard Cazeneuve, « un homme tout à fait respectable », afin de battre « les extrêmes », avance le président de l’UDI.

Le

Hamon: « consternation » sur une partie du programme de Macron
3min

Politique

Crise chez Grasset : la ministre de la Culture ouvre la porte à la création d’une clause de conscience pour les auteurs

Interrogée par la sénatrice Sylvie Robert (PS), auteure d’une proposition sur le sujet, la ministre de la culture Catherine Pégard s’est dite favorable à étudier création d’une clause permettant aux auteurs de quitter avec plus de facilité leur maison d’édition en cas de changements imposés par la direction. Une réponse à la crise ouverte chez Grasset par le renvoi de son président Olivier Nora par la direction d’Hachette, aux mains de Vincent Bolloré.

Le

Hamon: « consternation » sur une partie du programme de Macron
3min

Politique

Audiovisuel public : les nouveaux contrats d’objectifs et de moyens « présentés à l’été au Parlement », affirme Catherine Pégard

Après une commission d’enquête tendue, à l’Assemblée, sur l’audiovisuel public, le président de la commission de la culture du Sénat, Laurent Lafon, regrette que le gouvernement ait abandonné son texte qui créait une holding de l’audiovisuel public. « Je ne crois pas au statu quo », lui a répondu la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Le

Hamon: « consternation » sur une partie du programme de Macron
2min

Politique

« Ils ont servi la France jusqu’au sacrifice suprême » : le Sénat rend hommage aux deux soldats français tués au Liban

A l’initiative de Gérard Larcher, le Sénat a observé ce mercredi une minute de silence en hommage à Florian Montorio et Anicet Girardin, les deux soldats français victimes d’une embuscade en tant que membres de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). L’occasion pour le président du Sénat de renouveler son soutien au gouvernement libanais.

Le