Hamon demande « un peu de sobriété » à Valls et ses troupes
Benoît Hamon, finaliste de la primaire élargie du PS, a appelé mardi son adversaire Manuel Valls et ses soutiens à "un peu de...

Hamon demande « un peu de sobriété » à Valls et ses troupes

Benoît Hamon, finaliste de la primaire élargie du PS, a appelé mardi son adversaire Manuel Valls et ses soutiens à "un peu de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Benoît Hamon, finaliste de la primaire élargie du PS, a appelé mardi son adversaire Manuel Valls et ses soutiens à "un peu de sobriété" après leurs attaques sur ses propositions phare, "encore plus dures" que vis-à-vis de la droite.

"Je demande à Manuel Valls et ses amis un peu de sobriété", a soutenu le candidat sur RFI au second tour de la primaire, qui craint qu'il n'y ait à son encontre "des mots encore plus durs que ceux qu'on utilise vis-à-vis de la droite".

La veille, Manuel Valls n'a pas été avare de critiques à l'encontre de Benoît Hamon, qu'il a décrit comme "le chantre de la fin du travail", dont le projet découlera sur "la ruine de notre budget".

Constatant "la difficulté qu'ont beaucoup de responsables politiques à se projeter au-delà des cent premiers jours", Benoît Hamon a, lui, vanté son projet, qu'il pense sur "le moyen et (le) long terme".

Ainsi, il a estimé que Manuel Valls faisait preuve de "paresse intellectuelle" en critiquant sa proposition de "revenu universel d'existence".

Il a notamment accusé son rival de ne pas prendre "en compte l'impact de la révolution numérique sur le monde du travail", qu'il estime être "un des points aveugles" de son discours.

"Il y a des résistances puissantes à la transformation de notre société (...) et je n'ai pas l'intention de mettre mon projet dans la poche", a-t-il insisté.

Ironisant sur "le théoricien des gauches irréconciliables" qui veut "rassembler la gauche", M. Hamon a affirmé que, quelle que soit l'issue du second tour, il ne "dénigrera" pas Manuel Valls. "Je respecte l'homme qu'il est, j'ai des désaccords avec lui, je ne suis pas d'accord avec le projet politique qu'il propose, je le considère être figé dans un temps qui est dépassé", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Hamon demande « un peu de sobriété » à Valls et ses troupes
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Hamon demande « un peu de sobriété » à Valls et ses troupes
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le